Kalimera, mon amour !

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Texte écrit le 2 mai1972, à San Miguel de Allende, au Mexique. J’avais loué une chambre avec accès au réfrigérateur chez un peintre californien, William Folley qui s’était établi dans ce village pittoresque au Nord ouest de Mexico city avec sa compagne mexicaine. Une petite communauté d’artistes et de retraités américains y vivait en bonne entente avec les locaux. Les élus avaient eu la bonne idée de prendre des mesures pour garder à ce lieu tout son charme. Les câbles électriques étaient enterrés par exemple, pas de panneaux publicitaires, les enseignes des magasins harmonisées à l’ancienne, un urbanisme cohérent… une ambiance paisible. Je me rendais quelques fois, le soir tombé dans l’atelier de Will. Il passait en boucle « Bridge over Troubled Water » dans sa version originale. Entre deux verres de tequila et d’herbe fumée, il mettait les dernières touches à son dernier tableau avant de l’expédier dans une galerie de Los Angeles.

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Les années hippies en Californie...

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Au début des années 70, le « flower power » était finissant. Né en Californie, il avait choisi San Franscico comme capitale. Avait-il été inspiré par notre Mai 68 ? En tout cas, le « il est interdit d’interdire » lui convenait bien. L’on prônait aussi le pacifisme avec le fameux « Make love, not war ». Des communautés se voulant espaces de liberté se constituaient. Les « hare-krishna » essaimaient. Toute une génération d’américains vivait sur un petit nuage aux effluves de... marijuana. Un mouvement qui laissera des traces dans l’histoire de la mode vestimentaire et dans nos comportements libertaires aussi… Quant on avait 20 ans et moins de trente, nous étions beaucoup à y croire. Chacun y allait de sa petite musique personnelle et nos chansons racontaient cette histoire.

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Lindos. Quelques brasses vers la liberté...

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J’ai traversé la baie à la nage. Nous étions en octobre et la température de l’eau commençait sérieusement à fraîchir. Je me suis arrêté quelques instants. Il n’y avait plus personne sur la plage d’où j’étais parti. Le village, niché aux pieds de son acropole, recevait encore quelques rayons d’un soleil couchant.

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Acapulco. Au bout du jour…

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Je suis monté sur le toit plat qui dominait la baie. De mon perchoir, j’ai vu le vent se glisser, inquisiteur. La peau de l’eau s’est couverte de tendres et douces vergetures. Puis, la peau mate de la mer s’est craquelée. C’était son dernier acte de résistance avant que le jour tombe, amenant son silence réparateur.

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