Le Jardin de Chine,cœur du Jardin botanique de Montréal…

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Pierre Bourque est né à Montréal le 29 mai 1942. Après des études supérieures en Belgique, il revient au Québec où il devient coordonnateur des travaux horticoles pour l’Expo 67, puis rejoint le Jardin botanique en 1970 dont il devient le directeur de 1980 à 1994. Il contribuera à son développement par l’addition des jardins chinois et japonais et autres jardins. En 1992, il inaugure le Biodôme de Montréal, jardin du 21e siècle dont il est le concepteur tandis qu’il supervise la construction de l’Insectarium de Montréal. Élu Maire de Montréal en 1994, puis en 1998, il aura contribué au rayonnement international de Montréal, principalement avec Shanghai et la Chine qu’il visite à de nombreuses reprises. Après son retrait de la politique en 2005, il fonde avec son ami Wen Qi l’entreprise « Constellation Monde » qui œuvre en Chine et en particulier au Yunnan jusqu’en 2013. Par la suite, Pierre Bourque se consacre à des conférences, écrits et voyages. Lors de son récent voyage en Chine, il n'oubliera pas de visiter parcs et jardins botaniques.



- rencontre avec Mme Tao au jardin botanique de Guangzhou
devant la statue de son père qui fut Gouverneur de la Provence
(de gauche à droite : Wen Qi, Mme Tao, Pierre Bourque, Francine) -


« Fruit de la coopération entre Shanghai et Montréal, le jardin de Chine, inauguré en 1991, illustre le magnifique héritage légué par Shanghai aux citoyens de Montréal et du Québec. Reconnu comme le jardin chinois le mieux réussi et le plus authentique dans le monde, en dehors de la Chine, le jardin chinois couvre une superficie de 2,5 hectares et renferme sept pavillons dont le spectaculaire pavillon de l’Amitié au centre du jardin. Ce pavillon présente des expositions annuelles sur la Chine et débouche sur une vaste terrasse au pied d’un lac et face à une impressionnante rocaille de pierres jaunes rappelant la Montagne Jaune de Anhui et animée en son centre par une chute aux eaux vives se déversant dans le lac. À chaque année, l’étang est lui-même décoré par une multitude figures et de personnages racontant une légende de la culture chinoise. Souvent, sur la grande terrasse face au pavillon de l’Amitié, des troupes folkloriques représentant différentes minorités de Chine viennent s’offrir en spectacle devant les spectateurs ébahis.




Les lotus comme les nymphéas agrémentent les bassins tandis que des milliers d’érables, de frênes, de mélèzes, d’arbustes divers et de plantes vivaces colonisent l’ensemble du jardin. Dessiné par l’un des grands maîtres chinois de l’architecture, monsieur Le Wei Zhong, le jardin chinois a été supervisé par le directeur des parcs de Shanghai, monsieur Hu Yun Hua assisté par le directeur des travaux, monsieur Shi Mei Gang.

Du côté montréalais, les crédits reviennent [outre au directeur du Jardin botanique], à madame Wendy Graham, architecte du paysage et à Émile Jacqmain, responsable des travaux horticoles. L’on doit aussi souligner le rôle important assumé par monsieur Wen Qi - intermédiaire entre les deux parties - autant lors de la préparation que lors de la construction du jardin chinois. Enfin, soulignons que le jardin chinois a été réalisé grâce au support du maire Zhu Rongji et futur premier ministre de Chine pour la ville de Shanghai alors Jean Doré était maire de Montréal. »



  • L'histoire du jardin en Chine est plus que millénaire. C’est est tout à la fois un lieu de vie et de divertissement dans lequel on se plaît à flâner et un lieu magique, un cosmos miniature dans lequel on cherche à recréer l'image d'une nature idéale. Il se présente donc comme un compromis constant entre les dimensions esthétiques et symboliques. L'art du jardin appartient au même titre que la calligraphie ou la poésie aux arts sacrés chinois.