Bon pain : une tradition

bien française...

La 9ème édition de la Fête du Pain, c’est cette semaine. Juste pour nous rappeler son rôle dans notre histoire lointaine et récente, son intérêt aussi pour notre équilibre nutritionnel...



Alors que l’entreprise Notre pain quotidien profite de la tenue du Festival de Cannes pour inaugurer, à quelques de pas des marches du Palais, une énième enseigne, les professionnels du pain font dorer leurs baguettes... La baguette de tradition française n’est-elle pas d’ailleurs la plus belle et populaire ambassadrice du pain de tradition française, que l’Etat français à officialisé par un décret le 13 septembre 1993 ? Ils sont 32 000 boulangers en France à déployer leur savoir faire pour le plus grand plaisir des 60 millions de consommateurs puisqu’à priori, tout le monde mange du pain.

Pour Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, cette 19ème édition de la Fête du Pain qui met à l’honneur la grande diversité des pains fabriqués en France, témoigne de la variété des matières premières et des goûts des consommateurs : Ces pains de grande qualité sont au cœur de notre histoire et je suis attachée à la défense de ces savoir-faire locaux qui fondent ces traditions.

L’occasion pour Jean-Pierre Crouzet, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française, de  rappeler que sans la faculté d’adaptation des boulangers, aujourd’hui, le pain n’existerait peut-être plus : Il y a un siècle on consommait 800 grammes de pain par jour et par personne, aujourd’hui on en consomme seulement 130 grammes ! Ce n’est plus un aliment de base mais il reste indispensable. Or, ce que révèlent les études de nos centres de recherche, et ce que le consommateur ignore encore parfois, c’est que le pain est bon pour notre équilibre nutritionnel et qu’il faut en manger à chaque repas. La baguette de tradition française, qui a réhabilité le pain sur les plans gustatifs et nutritionnels, répond aux besoins des consommateurs et aux enjeux sociétaux du XXIe siècle. CQFD !

Quand à Joseph Nicot, Président de l’Association Nationale de la Meunerie Française, il souligne lui que : le pain de tradition française implique ainsi toute la filière, du semencier jusqu’au boulanger en passant par le producteur et le meunier bien sûr. Il répond plus que jamais aux exigences de traçabilité actuelles. L’union fait la force boulangère, et la baguette de tradition en est le porte-drapeau !

Cette semaine permet aussi de faire le point, de mieux comprendre les enjeux et de parfaire sa connaissance du sujet. Ainsi, on apprend que, suite au fameux décret de 1993 :

Peuvent seuls être mis en vente ou vendus sous la dénomination de : pain de tradition française (…) les pains, quelle que soit leur forme, n’ayant subi aucun traitement de surgélation au cours de leur élaboration, ne contenant aucun additif et résultant de la cuisson d’une pâte qui présente les caractéristiques suivantes : être composée exclusivement d’un mélange de farines panifiables de blé, d’eau potable et de sel de cuisine ; être fermentée à l’aide de levure de panification (Saccharomyces cerevisiae) et de levain, au sens de l’article 4 du présent décret, ou de l’un seulement de ces agents de fermentation alcoolique panaire ; éventuellement, contenir, par rapport au poids total de farine mise en œuvre, une proportion maximale de : 2 % de farine de fèves ; 0,5 % de farine de soja ; 0,3 % de farine de malt de blé.

Un amateur et consommateur de pain averti en vaudra donc deux...

À Cannes, Le Cannet et maintenant Antibes, les boutiques lancées par le dynamique chef d’entreprise (il pratique aussi son art), Jean-Luc Pelé, développent un concept de qualité. À Mougins, c’est Christophe Boutes et son fils qui ont imposé leur marque de fabrique... Qu’on se le dise !