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« Grande Couronne » marseillaise...

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Élue Capitale Européenne de la Culture en 2013, la cité phocéenne a englobé, pour les nombreuses manifestations prévues, une grande partie de la Provence. C’est ainsi que lors de la présentation des événements prévus, les organisateurs ont jugé, à juste titre, judicieux de montrer tous les atouts de la Grande Région marseillaise.

- Marseille intra muros -

Reçus à La Friche de la Belle de Mai (voir article paru le 12 juillet) pour un déjeuner de présentation des événements gastronomiques 2013, les journalistes ont eu la chance d’être héberger au Sofitel Vieux Port, l’un des hôtels où la vue sur Marseille est la plus belle et la plus significative.


Restons en ville ! Nous allons, en fin de journée, visiter la « Cité Radieuse » de Le Corbusier (photo ci-dessus). On peut l’apprécier ou pas, il n’en demeure pas moins que ce grand architecte était un visionnaire idéaliste. Cet immense immeuble à l’esthétique contestable est bâti comme une cité verticale. Il faut reconnaître que la construction, âgée d’une cinquantaine d’années, a très bien résisté au temps. Au départ, tout était prévu pour y vivre quasiment en autarcie, avec une école (qui existe toujours) et une crèche aujourd’hui disparue au rez-de-chaussée. Au 3ème étage se trouve la « rue commerçante », aujourd’hui désertée par les commerces.

Persistent le restaurant « Le Ventre de l’Architecte » (photo ci-dessous) et l’hôtel au 3ème et 4ème étage, tenus de main de maître depuis 2003 par un couple passionné qui s’investit à 200% dans la pérennité des lieux : Dominique et Alban Gérardin. Le restaurant bénéficie d’une vue magnifique sur les Iles du Frioul, depuis sa terrasse qui ressemble à une coursive de bateau. La salle à manger, sur deux niveaux, est particulièrement agréable, avec son mélange de bois blonds et de marbre gris, ses lampes « Laroche » de Le Corbusier et « Pipistrelle » d’Aulenti. La surprise est également dans l’assiette où le jeune chef, Alexandre Mazzia, donne libre cours à une imagination débridée. L’huître Gillardeau est accompagnée de granité concombre et miel d’arbousier ; le tourteau s’unit à de la poire et du chou fleur ; la langoustine est servie avec une gruée de cacao et du lait de haddock ; le cochon arrive avec une sardine en tempura, de la vodka et un sorbet safran ; le pigeon est aromatisé à la prune soja, framboise et harissa ; quant à l’avocat, il s’allie avec de la betterave fumée, de la fleur de sureau, du chocolat blanc et des graines de moutarde-cumin. Le chef étant un excellent technicien, les réalisations sont particulièrement réussies. Après, tout est une affaire de goût personnel ! Menus à 30, 45 et 65 €. 


Côté hôtellerie, le talent de Le Corbusier pour la meilleure utilisation des espaces est stupéfiant. Les 21 chambres longilignes de 16 et 32 m2 sont spacieuses, claires, à la fois spartiates, confortables et chaleureuses, avec vue sur la mer ou le parc, à partir de 70 € - tel. 04 91 16 78 00. Les clients de l’hôtel bénéficient de toutes les structures existantes dans la « Cité Radieuse » : cinéma, piste de jogging, piscine de plein air sur le toit terrasse, salle de spectacle et tennis dans le parc. Classé Monument Historique, le bâtiment est ouvert au public pour la visite des parties communes tous les jours, aux horaires normaux afin de respecter la vie privée des habitants. L’Office de Tourisme organise tous les vendredis une visite guidée de l’immeuble et d’un appartement pour 6,50 €.

(à suivre)