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Cannes : le G20 fait tourner les têtes,

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la pasionaria du parti sociale se range du côté des anti...


Nous avions apparemment mal lu entre les lignes de… Nice-Matin. La leader du parti socialiste, conseillère municipale d’opposition dans la municipalité Brochand-Lisnard, Apolline Crapiz, était dans le camp de ceux qui ne souhaitent pas voir débarquer à Cannes les acteurs du G20 et de toute leur clique. Les propos relevés par le journaliste nous avaient laissé imaginer le contraire, en particulier lorsqu’elle se félicitait de voir les hôteliers cannois profiter de l’occasion. Nous aurions dû plutôt retenir de sa tirade, la phrase : « je ne crois pas qu’il y aura des retombées pour les Cannois ». Ce « je ne crois pas » manquait de la pugnacité coutumière de l’élue. C’est cela sans doute qui nous a mis sur une mauvaise piste… Reste que sa prise de position semble très personnelle (lire le texte plus bas de sa missive). Reflète-t-elle la position du parti qu’elle représente ?

À notre connaissance, les responsables politiques socialistes et autres hommes d'État de gauche, participent sans état d'âme particulier à ce genre de grande messe. Ils ne semblent pas bouder, à l’instar de leurs collègues, à ce qui fait une partie du charme de ces grands colloques, symposiums, et autres G et quelque chose…, les sirènes des motards, les restaurants étoilés, les bonnes bouteilles et autres flonflons de la fête…

Prenons donc et nos lecteurs aussi, bonne note, Apolline Crapiz se désolidarise totalement de cet événement, le G20. Elle estime en effet que non seulement les Cannois n'y gagneront que désagréments et pertes financières pour beaucoup de commerçants, mais qu'en plus ils devront supporter en partie le coût de ces réjouissances. Quant à nous, nous avions laissé assez clairement entendre notre scepticisme quant au choix de Cannes pour cette manifestation qui aurait été sûrement taxée par le Général d'autre Grand Machin…

  • la lettre de Mme Apolline Crapiz :

Tête de liste de l'opposition à Cannes, j'apprends en lisant votre article que "Nos politiciens locaux, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition se réjouissent" de l'organisation d'une réunion du G20 en novembre 2011 dans notre ville. Ma position est pourtant connue et je n'ai pas attendu la publication de l'enquête effectuée par Nice-Matin, enquête dont vous rapportez dans votre article les résultats défavorables, pour faire savoir, dans ce même journal, que je me désolidarise totalement de cet "événement". J'estime en effet que non seulement les Cannois n'y gagneront que désagréments et pertes financières pour beaucoup de commerçants, mais qu'en plus ils devront supporter en partie le coût de ces "réjouissances". Mais peut-être me suis-je méprie sur ce que vous appelez "opposition". S'il s'agit de l'équipe dissidente de l'UMP menée par Philippe TABAROT, votre article suffit à montrer qu'il s'agit là d'une officine concurrente mais pas d'une opposition.

NDLD : à l’aune des actions et des prises de position de Philippe Tabarot et des ses colistiers élus, nous continuons jusqu’à nouvel ordre, à considérer leur contestation républicaine comme émanant d'une « opposition qui s’oppose » même si elle est rejointe, ponctuellement par d’autres opposants…