Céret. Picabia donne le ton…

Le parcours retranscrit l’atmosphère d’émulation entourant ces artistes, d’abord à New York où l’architecture et l’univers des machines les invitent à de nouvelles explorations formelles, puis à Barcelone. Fuyant la France en guerre, Picabia y retrouve une vaste communauté d’artistes et d’intellectuels et y insuffle un véritable bouillonnement, notamment à travers la revue 391. Publiée de 1917 à 1924, elle reflète les idées novatrices et pré-dadaïstes de l’artiste en adoptant un parti-pris résolument « anti-peinture ».
Cet exil est également l’occasion pour les artistes de s’imprégner de la culture ibérique. L’exposition met ainsi en lumière la manière dont la culture et la danse espagnoles sont assimilées par ces artistes, et inversement, comment celles-ci contribuent à de nouvelles productions plastiques. Les danseuses, musiciens, toreros, et femmes affublées de mantilles témoignent de la richesse qu’offre la culture et le folklore espagnols pour ces artistes en quête de motifs renouvelés.
Entre peintures, dessins, sculptures, photographies, revues, et archives montrées pour la première fois en France, l’exposition déploie un regard panoramique sur la création foisonnante qui se déroule au début du XX siècle. Avec plus d’une vingtaine d’artistes présentés, elle réunit un exceptionnel ensemble d’œuvres des tenants de la modernité. Elle bénéficie pour cela du soutien de prestigieuses institutions parmi lesquelles le Musée de l’Orangerie, le Musée national d’art moderne - Centre Pompidou, les musées Picasso de Paris et de Barcelone, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía ou encore le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid.
- Pour cette programmation exceptionnelle, le musée a reçu le label « Exposition d’intérêt national » attribué chaque année à une quinzaine d'expositions remarquables en France.