La protection de l’océan, un enjeu qui a son public...

Selon une enquête Wings of the Ocean / Appinio, la protection de l’océan est la première source d’inquiétude environnementale des Français. Pollution plastique marine, état des récifs coralliens, acidification. Ces sujets ne sont plus seulement envisagés sous l’angle de l’écologie, mais aussi comme des enjeux de santé, de qualité de vie et de transformation collective.




Réalisée en mai 2026, l’enquête révèle que les Français sont massivement préoccupés par les grands sujets environnementaux : 87,7 % sont « plutôt » ou « très » préoccupés par la protection des océans ; 86,8 % par la perte de biodiversité ; 85,9 % par l’accès à l’eau et la qualité des eaux douces ; 85,5 % par la pollution de l’air ; 84,1 % par le changement climatique. Ce niveau d'inquiétude, qui traduit un fort potentiel de mobilisation, contraste avec un déficit d'information préoccupant. C'est sur la protection de l’océan que l'écart est le plus marqué : 87,7 % des Français s'en disent préoccupés, mais seulement 55,8 % se sentent informés. Le potentiel de mobilisation existe ; les conditions pour le convertir en action manquent encore.

Combat-clé de Wings of the Ocean, la pollution plastique, qui impacte fortement l’océan, n’est plus uniquement perçue comme un enjeu environnemental, mais comme un enjeu de santé individuelle et collective. Ainsi, les entreprises et les industries sont placées au premier rang des responsables de la pollution plastique, suivies par les gouvernements nationaux, les consommateurs, les  scientifiques et chercheurs, les collectivités territoriales, les organisations internationales et les ONG. Mais lorsqu'on leur demande qui aura le plus d'impact réel sur le changement des comportements, les perceptions s'inversent légèrement : les consommateurs remontent en tête, suivis des entreprises puis des gouvernements.

L'échelle territoriale semble idéale pour passer à l'action. Elle facilite la collecte de données, le suivi de leur évolution dans le temps, et favorise la réplicabilité des dispositifs qui fonctionnent. L'enquête le confirme : 80 % des Français se disent prêts à agir mais manquent de moyens concrets. C'est précisément ce manque que les communes ont le pouvoir de combler. 

A l’échelle nationale, Wings of the Ocean soutient les demandes d’application ou de modifications des lois portées par les associations consœurs. Ainsi, l’appel à l’interdiction des filtres de cigarettes lancé par Surfrider, qui étend sa demande à l’interdiction en Europe des pouches et puffs - nicotine et cigarette à usage unique - déjà interdits en France depuis le 1er avril 2026 pour les pouches et le 25 février 2025 pour les puffs. Ou comme la demande de mise en application des engagements des supermarchés pour la réduction des emballages plastiques à usage unique au regard de la loi Climat et résilience et de la loi AGEC, portée par No Plastic In My Sea dans sa dernière enquête avec Que Choisir Ensemble. CQFDire !