Changement climatique. Vivre en ville, autre enjeu…

Doté de 100 000 € et créé en 2025, le Grand Prix Luciole récompense des actions sociétales ou des travaux de recherche scientifique contribuant à la transition écologique, en France comme à l’étranger. Le terme « transition écologique » est ici entendu comme l’ensemble des changements profonds permettant de limiter l’impact des humains sur l’environnement, pour un avenir solidaire et durable. Les enjeux environnementaux ciblés sont les suivants : la protection de la nature et la biodiversité ; la transition écologique, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, du transport, de l’énergie, de la consommation, du vivre-ensemble ; la prévention des risques naturels ou sanitaires ; l’éducation à la transition écologique.


- le Groupe Biodiv'EnVille -


Cette année, le Grand Prix récompense des travaux de recherche scientifique d’excellence ayant également un impact éducatif :

De nombreux freins empêchent cependant la « biodiversification » des villes. Les citoyens ne sont pas toujours prêts à abandonner leurs activités les plus nocives pour la biodiversité, les professionnels manquent souvent de formations adaptées, et les décideurs politiques ne disposent pas toujours des outils ni des connaissances nécessaires pour accompagner cette transition. Les organisations, quant à elles, manquent de méthodes pour engager les stratégies à la hauteur des enjeux.

C’est en partant de ces constats qu’une équipe de recherche du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation s’est montée progressivement au cours des années 2010. En 2023, la réorganisation de ce centre a conduit à la création du groupe de travail Biodiv’EnVille, réunissant des chercheurs de plusieurs disciplines et établissements autour d’une même question : comment mieux intégrer la biodiversité en ville ? 

Le GT Biodiv’EnVille vise à jouer un rôle significatif en s’impliquant auprès d’un grand éventail d’acteurs afin de mettre les résultats de la recherche au service de la protection de la biodiversité : il s’investit dans des projets éducatifs auprès des établissements scolaires (dont le programme de sciences participatives Vigie-Nature-École), et a notamment créé et dirige une finalité du Master du Muséum intitulé « Biodiversité et Aménagement des territoires ». En particulier au travers des programmes de sciences participatives, il participe à la formation, à l’implication et à la sensibilisation des professionnels et des élus mais aussi du grand public sur les thématiques de la biodiversité en ville.

Le groupe de travail œuvre également à la diffusion de ses résultats scientifiques dans différents médias et contribue ainsi à renforcer le dialogue entre science et société autour des enjeux de la biodiversité urbaine.