Marseille. Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots…

Tisser Métisser - œuvre contributive créée par Malte Martin/Agrafmobile et Structure Bâtons - est un programme d'installations artistiques éphémères itinérante composée d'une forêt de kakémonos, renouvelés à chaque étape, autour du « trésor » des Mots voyageurs. Déployés à partir de 2023 - dans le cadre de Mondes Nouveaux et, aujourd'hui collectionnés par le Frac Grand Large à Dunkerque -, les kakémonos sont supports d'une centaine de créations typographiques de designers graphiques, d’artistes, graffeurs, typographes et de contributions des habitants.
Après une première édition à Roubaix, à la Condition Publique en 2023 et à Lille, au sein des Halles de Wazemmes, dans le cadre de Fiesta de lille3000 en 2025 - Tisser Métisser continue son itinérance à Marseille, à la Friche la Belle de Mai, avec de nouvelles créations visuelles éditées au moment de la Saison Méditerranée.
Dès le 15 mai, sont présentés dans divers lieux - coursives et Les Grandes Tables - de la Friche la Belle de Mai : une soixantaine de kakémonos réalisés autour des mots français venus des cultures et langues de la Méditerranée, des mots du parler marseillais et des mots récents apportés par les migrants qui ont fait la traversée.
Pour Malte Martin, « cette nouvelle édition de Tisser Métisser a lieu dans le cadre du programme Magiciens de la ville porté par Planète Émergences. J'ai invité une vingtaine de créateurs des pays de la Méditerranée à interpréter un mot qui souvent venait de leur langue et une vingtaine de créateurs de Marseille. Enfin, une vingtaine de productions sont issues des ateliers organisés par Planète Émergences avec des associations, collèges et lycées à Marseille. »
« …. D’ici on voit la mer, dit-on à la Friche. Et c’est bien de la Méditerranée dont il est question avec ce projet qui réunit autour de Malte Martin une vingtaine d’artistes du pourtour méditerranéen. Marseille, la méditerranéenne par excellence, qui dialogue avec la Méditerranée, c’est un peu notre quotidien à la Friche et ce projet résonne d’autant plus qu’il vient s’inscrire dans notre espace public, en extérieur, in situ, mettant ainsi ces mots à la portée de toutes et tous, en discussion avec nos points de vue, nos perspectives architecturales et nos lignes de fuite. Malte Martin joue en deux dimensions avec les couleurs et les mots pour proposer une sorte de ‘design social’, accessible à la grande pluralité des publics de la Friche, et dans un geste d’hospitalité, il nous invite à ‘écouter pour voir’ les mots et les gestes d’artistes complices issus de notre mer commune. » Alban Corbier-Labasse.
Vernissage le mercredi 20 mai, à partir de 17h