Le textile. Le slow fashion versus le fast fashion : qui gagne ?
Dans un contexte où l’ultra-fast consommation textile n’est plus seulement un phénomène de marché mais un enjeu socio-économique et culturel, la Slow Création s’impose comme une alternative concrète. Faire plutôt qu’acheter, réparer plutôt que remplacer, transformer plutôt que jeter : cette approche redonne de la valeur au temps, au geste et à l’usage. Elle défend un autre indicateur du pouvoir d’achat, le coût d’usage, mesuré sur la durée, et s’appuie sur des pratiques accessibles, portées par des services d’apprentissage et de transmission (plus de 40 000 ateliers couture par an dans les magasins Mondial Tissus).

C’est dans ce contexte , après une première édition en 2025 ayant réuni plus de 1 300 talents amateurs, que Mondial Tissus annonce la 2e édition du Défi Slow Création, une démonstration à grande échelle du faire soi-même comme réponse aux excès de la fast fashion.
Gratuit et ouvert à tous, le Défi Slow Création invite les créateurs amateurs de France et de Belgique à imaginer une pièce autour du thème « Le vestiaire masculin réinventé ». L’objectif : montrer qu’une création peut être à la fois désirable, durable et personnelle, et que chacun peut se lancer dans la grande aventure de la couture, quel que soit son niveau. Une occasion concrète d’oser, d’expérimenter et de faire par soi-même. Du 21 janvier 2026 au 30 avril 2026 les créateurs amateurs sont invités à imaginer et réaliser leur plus belle création et à candidater.
Créer des choses qui comptent pour les faire durer. Réparer plutôt que remplacer. Transformer plutôt que jeter. Le textile voit émerger des comportements de consommation plus pragmatiques et plus durables. La couture incarne cette bascule et devient un outil clé de durabilité et d’upcycling. Alexandra, à Montauban, a ainsi créé, lors de la 1° édition du défi, une veste matelassée réversible à partir d’une couette et de linge de maison de seconde main : « Des textiles abîmés, transformés en une pièce que je porte encore aujourd’hui. »
Pouvoir d’achat et coût d’usage La Slow Création remet le coût d’usage au cœur de la consommation : créer, réparer ou transformer permet d’acheter moins souvent, d’utiliser plus longtemps et de reprendre la main sur son pouvoir d’achat. Parce qu’on y investit du temps et du sens, une pièce faite soi-même est souvent plus portée et mieux entretenue (matières choisies, retouches, réparations), ce qui prolonge sa durée de vie.
Apprendre pour faire Portée par ces nouvelles dynamiques, la couture se développe aussi comme un marché de services : les consommateurs ne cherchent plus seulement du matériel, ils sont en demande d’apprentissage pour acquérir les gestes. L’apprentissage et la transmission ne sont plus périphériques : ils structurent désormais l’expérience client.
- Calendrier :
- Du 21 janvier au 30 avril : Inscriptions en ligne sur www.defi-slowcreation.fr
- Du 20 mai au 19 juin : exposition des créations en magasin.
- Du 20 mai au 3 juin : votes du public.
- 4 juin : finale locale dans chaque magasin où chaque participant défilera avec sa création. Le jury déterminera son coup de cœur et annoncera celui du public.
- Du 5 juin au 18 juin : votes du public pour déterminer 15 finalistes et sélection de 25 finalistes par les jurys régionaux.
- 19 juin : annonce des 40 finalistes qui défendront leur création à la grande finale à Paris.
- Du 20 juin au 30 juin : votes en ligne du public.
- 1er juillet : grand défilé de la Slow Création à Paris, délibération du jury et annonce des gagnants.