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Alpes-Maritimes : Les élections de la fédération « Les Républicains »

entachées d’irrégularités…

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Même s'ils affirment le contraire, la décision parisienne de rebattre les cartes est un camouflet pour les responsables départementaux. La Haute autorité du parti a en effet jugé le scrutin « entaché d’irrégularités » dans deux circonscriptions, celle d’Eric Ciotti, le président du département des Alpes-Maritimes et celle de Cannes - Mandelieu.


À Nice, le fait que le secrétaire départemental du mouvement, est été lui-même ordonnateur et candidat aux élections internes de la fédération départementale dans sa circonscription, n'a guère été du goût des autorités nationales. Candidat et organisateur, c'est comme être juge et partie… c'est un peu gênant.

Ce n'est pas la première fois que des élections au niveau départemental donnent du fil à retordre aux responsables et mettent les nerfs des adhérents à rude épreuve. La rivalité Brochand Tabarot Leroy avait donné lieu à bien des calculs machiavéliques et des joutes épiques ; quant à celle qui dressa Coppé contre Fillon, les cicatrices ne sont pas encore complétement refermées.

Que peut-on attendre de ce nouveau comptage ? Les mêmes causes risquent bien de produire les mêmes effets, chacun campant sur ses positions. Une mise sous tutelle du département ? Peu envisageable face à ces poids lourds du parti que sont Eric Ciotti et Christian Estrosi.

Sur la commune de Mandelieu, le conflit entre le maire Henry Leroy, son protégé David Konopnicki, candidat à la délégation, et son opposant Jean-Valery Desens, fait des étincelles. Peu enclin à supporter l'opposition, même si elle vient de droite, le maire veut la peau de son contradicteur. Obnubilé par la possibilité de devenir sénateur et de terminer sa carrière à ce train -là, désireux aussi de placer son neveu en position de lui succéder à la mairie, il a demandé et affirme-t-il obtenu, sa radiation de Les Républicains. Reste que la jeunesse, le sérieux, le parcours jusque-là sans faute de JVD, lui a valu quelques sympathies et soutiens en interne.

En attendant d'y voir plus clair, Jean-Valery ne peut que se féliciter de la décision de la haute autorité. Il s'était adressé d’ailleurs à elle pour dénoncer des irrégularités. Il avait même osé demander que la 8ème circonscription sous mise sous tutelle… Le système est néanmoins bloqué, dans leur majorité les adhérents obéissent docilement aux consignes de vote. L'issu du second tour ne devrait pas priver David Konopnicki de sa délégation. Dépité, vexé et revanchard, ce dernier réclame toujours à grands cris l'application de la décision d'exclure l’empêcheur de voter en rond… Rendez-vous au prochain round, même si l'on sait que ce n'est pas toujours, éthiquement parlant, le meilleur qui gagne ! Dézolé...