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Alpes-Maritimes : les instances départementales de l’UMP

en déshérence ?

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Alors que le candidat en campagne, Nicolas Sarkozy, promet s’il est élu président de l’UMP, de recoller les morceaux, les bugs semblent s’accumuler autour du tarmac azuréen. Dernier épisode en date, il concerne les investitures aux prochaines élections départementales qui auront lieu en mars.


Avant hier, c’était Christophe Chalier, député suppléant de Michèle Tabarot, qui dénonçait le rejet sans appel de sa candidature sur le canton de Grasse sud. Une incohérence selon lui. Hier, les amis de Patrick Tambay s’insurgeaient par la mise à l’écart d’un Conseiller général sortant qui n’a pas démérité. Aujourd’hui, c’est au tour du Cannois Philippe Buerch, de se rebiffer. Il dénonce un bug. Ayant posé sa candidature à la candidature sur le canton de Cannes 1, il s’étonne de l’incompréhensible et assourdissant silence des instances chargées d’attribuer les investitures UMP. Pas un semblant d’explication ou même  d'accusé de réception. Qualifiants ces pratiques de cavalières voire d’inacceptables et ce, quelles que soient les candidats en lice, il réagissait d’abord en interpellant par courrier les responsables départementaux et nationaux sans pour l’instant de réponse, sinon celle du maire de Cannes. Après s’être donné le temps de la réflexion, il réagit ici en élevant le débat :


La vraie modernité, c'est la compétition loyale.

« Le renouvellement de la classe politique est conditionné par trois éléments : le non cumul des mandats, l’impossibilité de renouveler certains mandats dans le temps, l’organisation systématique de primaires ouvertes aux élections locales et nationales. Ce renouvellement est la seule condition pour réconcilier les citoyens et la politique. Toutes les méthodes qui s'éloignent de cet impératif d'intérêt général contribuent à accentuer l'actuelle grave désaffection civique.

Le dernier comité départemental de l'UMP semble, bien tristement, ne pas avoir emprunté le chemin du discours public officiel qui est celui de la modernité revendiquée. La modernité, c'est la compétition loyale à armes les moins inégales possibles. C'est cette compétition que vivent les entrepreneurs, les artisans, les salariés... Pourquoi une classe politique professionnelle y échapperait-elle ?

Si les premières informations sur les conditions du déroulement du comité départemental de l'UMP devaient être confirmées, le besoin de renouvellement comme l'honnêteté dans le respect des annonces officielles pourraient imposer la nécessité de candidatures de vraie modernité, de vrai changement. Il n'est pas possible d'accepter que notre pays, toutes formations politiques confondues, s'abandonne à la fausse fatalité d'une abstention croissante comme d'une poussée permanente des extrêmes. C'est par l'engagement de chacun que passera le redressement indispensable. »

C’était avant que Nicolas Sarkozy ne déclare : « Mon premier défi si je gagne, sera de réussir à rassembler la famille et à faire en sorte que la moindre différence entre ses membres ne se traduise pas aussitôt par un étalage de divisions que nous ne pouvons, en aucun cas, nous autoriser. Pendant deux ans, l'UMP a donné le spectacle navrant d'affrontements brutaux. Je veux réconcilier la droite avec elle-même, tourner cette page et rassurer les Français par notre calme, notre détermination et notre cohésion ». 

Dans le département le plus sarkoziste de France, il semble qu’il y ait encore du travail sur soi et sur... les autres, à faire.