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Alpes-Maritimes : la 8ème circonscription sera bien pourvue en candidats...

aux prochaines législatives de juin.

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Il est bien possible par contre qu’elle ne compte, hormis d’éventuelles suppléantes, qu’une seule candidate... Il s’agit de Marlène Poirier. Elle portera les couleurs du parti de Nicolas Dupont-Aignan « Debout La République », lui-même candidat aux élections présidentielles qui précéderont l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Ce n’est assurément pas un hasard si l’officialisation de cette candidate féminine avait été programmée ce jeudi, Journée internationale de la Femme...

- de gauche à droite : Nicolas Dupont-Aignan (Député, Président DLR), Marlène Poirier (Candidate), Dominique Laporte (Délégué Départemental), Rachel Roussel (Coordinatrice Régionale) ; en arrière-plan, Michel Émeriau (Délégué National, Délégué de Circonscription). La photo a été prise lors du déplacement de NDA dans les Alpes-Maritimes.

La profession de foi de Marlène Poirier s’adresse de bien entendu aux Boccassiens, Cannois, Mandolociens, Napoulois, Théouliens et Vallauriens, qui sont géographiquement concernés par cette échéance dont l’importance, quelque soit les résultats des présidentielles, ne devrait échapper à personne. Alors qu’on attendait plutôt Michel Émeriau Délégué National et Délégué de Circonscription du mouvement, pour monter au créneau, c’est donc une nouvelle venue qui fera à cette occasion son baptême du feu... politique.

Sa première déclaration est en tout cas très offensive et argumentée. Au plan national, elle s’en prend au MES, le fameux Mécanisme européen de stabilité, dont l’adoption n’a pas fait les frais d’un débat public. Pourtant, il s’agissait d’engager la nation pour 140 milliards €...

Plus percutantes encore, ses attaques contre le député sortant, Bernard Brochand, qui aura 74 ans, justement en juin. Elle ne manque pas en effet de mettre en avant son absentéisme notoire : « Ainsi, la semaine passée, le député de notre circonscription n’a pas jugé utile de se déplacer à l’Assemblée Nationale pour participer au vote ratifiant ce fameux mécanisme européen de stabilité dont je parlais plus haut et qui engage pourtant chacun d’entre vous, chaque membre de votre famille, enfants compris, pour 2.300 €. » Cela ressemblerait, selon elle, purement et simplement à du dilettantisme. Elle se dit « indignée d’entendre le député de notre circonscription vanter depuis douze ans son célèbre carnet d’adresse alors que ses interventions en haut lieu se révèlent aussi peu efficaces. J’en veux pour exemple le désarroi dans lequel sont plongés les 125 salariés de l’une de nos dernières usines, pourtant centenaire, AnsaldoBreda. 

Marlène Poirier ne craint pas d’enfoncer le clou, se demandant « comment ce parlementaire, qui nous explique à longueur d’année qu’il côtoie les chefs d’état et qu’il tutoie les présidents du CAC40, est parvenu à un tel niveau d’inefficacité. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est le sort de ces 125 familles qui sont plongées dans l’angoisse. Aujourd’hui, ce ne sont plus uniquement les classes les plus défavorisées qui sont frappées, ce sont aussi les classes moyennes qui s’appauvrissent. Aujourd’hui, plus que jamais, chaque citoyen a l’impératif besoin de cette écoute indispensable et de l’investissement total de la part de ses hommes et de ses femmes politiques. »

La candidate, qui a accepté, à la demande de Nicolas Dupont-Aignan et sur proposition de Michel Émeriau, son représentant local, de s’engager dans la bataille pour les législatives compte bien faire le buzz dans la circonscription cannoise et trouver sa place dans le landerneau local. Elle semble bien partie, elle le voit ici, pour le faire.