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Cannes : l’immigration était à l’ordre du jour

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de la rencontre « informelle » des ministres des 27 pays de l’Union européenne.

Informelle ou pas, cette réunion a causé avant et pendant un certain nombre de nuisances aux Cannois – mêmes s‘ils ne sont pas aussi habitués que les Parisiens aux grèves et aux déplacements des VIP de la politique – ils subissent avec résignation ou… délectation les contraintes des congrès, du Festival et des rencontres au sommet qui ponctuent la vie de la cité.

Ces rencontres au sommet engendrent des… pointes de tension nerveuse et des encombrements. Elles sont, il faut l’avouer plutôt rares et revêtent un caractère exceptionnel. Ce fut le cas en juin 1995 avec le Sommet européen, en février 2007 avec la conférence France Afrique et hier, ce fut le Conseil Justice Affaires intérieures qui occupa les Palaces de La Croisette et le Palais.

Sécurité oblige –merci Ben Laden – la place était devenue forte, certaines zones complètement interdites au vulgum pecus à deux pattes, dans d’autres, il était toléré. L’« hommobiliste » devait, lui, éviter à tout prix la « banane ». Le parking du Palais des Festivals fut fermé au public, abonnés compris…

Le bruit des sirènes des motards annonçant le passage des VIP de la politique, toujours pressés de rejoindre leur prochaine destination, prenant tout juste le temps de relire les notes et les textes préparés par leurs « nègres »… s’est tu. Que reste-t-il de tout ce ramdam, de ces feux… tricolores qui n’ont ces jours là plus de… sens ? Que reste-t-il de tous ces roulements de tambours, de tous ces serrages de mains, ces tapes dans les dos, de ces ego qui enflent démesurément à côtoyer les grands de ce monde, pardon, de l’Europe ?

Il reste un pacte européen sur l’immigration. C’est du sérieux, même si le petit pas vers une politique qui prend en compte la réalité, paraît timide. Tout le monde il est beau, tout le monde, il est généreux, accueillant… Mais jusqu’où peut-on être beau, généreux, accueillant sans mettre en danger la paix sociale et le fragile équilibre de nos sociétés ?

Il semble que les 27 pays concernés cherchent des solutions aux problèmes posés par l’immigration. Doit-elle rester sauvage, incontrôlée - si tant est qu’elle soit contrôlable. Doit-elle être choisie, subie ? Doit-il y avoir des quotas selon les pays, leurs besoins ? Les pistes ne manquent pas. C’est plutôt la volonté qui fait défaut. Les socialistes et les communistes français jouent la carte de la culpabilisation. France terre des Droits de l’homme, France terre d’accueil… tu te dois d’être généreuse et d’ouvrir grands tes bras. Ils appellent ça « une politique migratoire ouverte », aveugles à toutes les conséquences connues et évidentes que ce choix induit.

Le sujet est propre à polémiquer. Restons en là pour aujourd’hui en laissant ouvert une piste, celle des initiatives au sein même des pays que fuient, pour des raison forcément économiques, les candidats à l’immigration. L’exemple de cette petite structure associative est, à notre sens exemplaire : « Cambodge-Enfance-Développement » entretient un orphelinat prés de Phnom Penh. Avec un budget annuel de 20 000 €, elle prend en charge les frais de 70 pensionnaires et leur encadrement (toit, nourriture, éducation, salaires)… Lire notre article.

- Avec cette même somme, que peut-on faire chez nous pour aider ceux dans le besoin ?

- Pas grand-chose !