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Les limites de l'intercommunalité,

au Québec on "défuse".

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Nos cousins d'outre-atlantique, ceux qui nous rappellent à l'occasion que nous les avons abandonné…C'était il y a longtemps, en 1763 précisément, mais la frustration perdure. Quoiqu'il en soit, ils ont eu à expérimenter le phénomène de l'intercommunalité et ce, dès 1990. Avant la réforme de 2001, la province du Québec comptait 1306 municipalités, dont près de 85 % abritant moins de 5 000 habitants. L'île de Montréal comptait à elle seule, 29 conseils municipaux. L'idée de cette réforme, engagée par le Parti Québécois, était d'éviter la dispersion des ressources, le gaspillage des deniers publics.

Cinq ans après, c'est la débandade. On dé-intercommunalise à gogo. Nos cousins inventent un mot pour cela : la défusion. Chacun veut retrouver ses billes, son indépendance, gérer comme il l'entend son territoire, surtout les villes de la banlieue qui estiment avoir perdue dans la fusion leur particularisme. La contestation est venue principalement des citoyens et c'est concrétisée par l'organisation de consultations publiques suffisamment suivie pour décider les politiques à en tenir comptes.

Les défusions municipales au Québec sont officiellement entrés en vigueur le 1er janvier dernier. On compte déjà 32 arrondissements, qui quitteront sous peu les grandes agglomérations pour retrouver leur chère autonomie

L'intercommunalité ne serait donc pas la panacée, surtout quand on demande son avis au citoyen !

lire l'article : l'intercommunalité, une institution en trop