Paris Côte d'Azur

Magazine d'informations et de commentaires

Les paradoxales 3

Réactions, au jour le jour, à l'actualité telle qu'elle nous est communiquée par les médias.

Catégorie Les paradoxales

2 novembre 2005

  • La compagnie allemande DBA vient de passer commande de 40 Bœing, modèle 737. Encore un pas - à reculons - en ce qui concerne la construction de l'Europe. Il semblait pourtant que l'Airbus était construit en Europe, par l'Europe. C'est même un allemand, Gustave Humbert qui est à la tête du groupe depuis le 25 juin dernier. Comprenne qui pourra …
  • Coup de poker. Villepin, le spécialiste de la dissolution, pourrait bien en proposer une nouvelle. Le "timing" semble parfait. Une nouvelle Assemblée nationale, très à droite et une voie royale ouverte pour son candidat aux présidentielles. Soixante pour cent des français donnent aujourd'hui le PS perdant en 2007. C'est le moment ou jamais !
  • Prisons pleines. Au 1er novembre on comptait 58 000 incarcérations, soit une augmentation de 1,6% de plus que l'année précédente. Une hausse qui n'augure rien de bon, car, nul doute que les conséquences des dernières violences urbaines viendront grossir ce nombre. Quand on sait que nombre de condamnés ne purgent pas leur peine, et que bien des peines le sont avec sursis, on ne peut qu'être inquiet pour l'avenir. Je n'aurai pas l'indélicatesse, de peur d'être taxé de xénophobe ou de raciste, de demander des détails sur la composition de nos prisons…
  • Un joueur se rebelle. Il demande des comptes au groupe Partouche. Selon lui, sa ruine financière est due à sa dépendance au jeu, entretenu par le casinotier. Il y a certes, une grande hypocrisie en domaine. L'Etat le premier, encourage, à travers la promotion de nombreux jeux, cette dangereuse passion, vieille, parait-il, comme le monde. Je n'étais pas là et ne puis l'infirmer… Quant à l'Etat, qui y trouve une source de recettes non négligeables autant q'inépuisables, il se garde bien d'intervenir, sinon pour racketter un peu plus les marchands de jeux à travers de nouvelles taxes. Pourtant, il a osé les étiquettes inquiétantes sur les paquets de cigarettes – le tabac tue – quant à l'alcool il en a interdit la publicité, et ses mesures sur la conduite en état d'ivresse vont dans le bon sens. Pourquoi ne s'attaque-t-il pas au jeu ? Parce qu'il faudrait s'attaquer d'abord à la Française des jeux et que les communes qui se sucrent sur le dos des casinotiers et incidemment des joueurs, y perdraient une abondante ressource. On sait à Cannes par exemple l'importance de ce financement qui vient à point nommer pour renforcer la politique culturelle et sportive de la ville. Pour répondre au plaignant, Patrick Partouche botte en touche. Le casino n'est pas un lieu où l'on vient faire fortune mais simplement se distraire. Voilà qui est bien dit et pourrait faire un bon slogan publicitaire. Reste que, de trop nombreux joueurs ne s'en cachent pas : ils viennent pour gagner. Qui peut les empêcher de rêver ?
  • Liberté, liberté chérie. Tandis que l'Etat met en place son train de mesures anti tabac, bien après la Suède, l'Irlande ou l'Italie, les fumeurs évoquent à leur tour leur droit à fumer. Il serait du même ordre que le droit de ne pas fumer. C'est là qu'ils se trompent. Les conséquences pour la santé d'un non-fumeur vis à vis d'un fumeur ne sont évidemment pas les mêmes. Si l'un ne dérange que parce qu'il existe et qu'il côtoie le fumeur, ce dernier, lui, fait courir un risque et une gêne pour le non-fumeur. Le fumeur donc peut fréquenter le non-fumeur sans risque, alors que le fumeur qui n'a pas toujours le choix de s'esquiver et ne pouvait pas, jusqu'à présent, le faire sur le lieu de son travail, dans les lieus publics, dans les restaurants et les bars. Quant à l'argument qui consiste à dire que notre société nous prive de plus en plus de notre liberté, il est un peu tard pour s'en apercevoir. Il y a bien longtemps que ce phénomène a commencé, je n'y étais pas, ni vous d'ailleurs. Puis il y a eu les feux tricolores aux croisements, les ralentisseurs, la ceinture obligatoire à l'avant, puis à l'arrière. La liste est indéfiniment longue et se poursuit avec les caméras qui surveillent tous nos gestes - jusque dans les "chiots" de certaines entreprises -, les impôts de toutes sortes qui nous imposent le concept d'une aveugle et obligatoire solidarité. Pouvait-on d'ailleurs se passer de toutes ses mesures cœrcitives ?Difficile de l'imaginer en tous les cas. L'homme apparaît comme un être peu raisonnable. En limitant son espace - à l'insu de son plein gré -, il a limité ses libertés. Bonne chance pour le futur !
  • Le Syndicat de la magistrature est depuis les années 68, ancré à gauche. Fier de cet héritage libertaire, il semble persuadé que si l'homme est bon, la société le rend mauvais. Il ne manqua pas de se plaindre de l'envergure des mesures permises par l'état d'exception, tout à fait disproportionnées selon lui, par rapport à la réalité des désordres dans les Alpes Maritimes. Quelques dizaines de véhicules brûlés ici et là, il n'y a pas de quoi en faire un drame, et d'ironiser plus loin à propos d'une perquisition : il est vrai que parmi les fruits découverts…, il y avait une grenade !On se demande bien pourtant ce qui se serait passer en France, sans réaction vive de la part du gouvernement. Le feu se serait-il éteint de lui-même, faute de combustible et de voitures à brûler ? Qui le croit ?
  • Allumez le feu. Le parolier visionnaire de Johnny Hallyday l'avait annoncé : Il suffira d'une étincelle, d'un rien, d'un geste… L'autre jour à la télé, un humoriste voyait quelques avantages à cette purification écologique par le feu : plus de places de parkings, une fluidité de circulation retrouvée, moins de pollution dans l'air…Les quatre jeunes incendiaires de Menton y sont allés de leur petit couplet. S'ils avaient mis le feu à sept voitures, c'était pour faire parler de la ville. Une opération de communication, pas tout à fait du goût de l'adjoint au tourisme.
  • Les compagnies d'assurances annonçaient une baisse des primes pour les véhicules automobiles. Mesure qui venait conforter la baisse spectaculaire du nombre d'accidents graves en France. Comme quoi – et il n'y a pas lieu de s'en réjouir – la politique de répression avait porté ses fruits et les radars automatiques joué leur rôle… C'était aussi avant que le décompte des voitures brûlées dans nos banlieues se soit effectuée ! Les assureurs tiendront-ils maintenant leurs promesses de diminuer les tarifs de 2,5 % ? Après tout peut-être car ils ont par ailleurs décidé d'augmenter les primes dans le domaine de la santé (en moyenne de 4 %) et de l'habitation, de l'ordre de 5 %.A-t-on déjà vu des Assureurs malades ?

- mention – www.pariscotedazur.fr - novembre 2005 -