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Tout va à l'eau :

ports propres, mer propre. Le péché des pêcheurs : la surpêche.

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* Ports propres. Pendant que les tankers pétroliers continuent à laver leurs cuves en mer et que d'autres, arrivés en phase terminale, ont la mauvaise idée de couler, chargés de leur dernière cargaison, les pavillons bleus viennent récompenser quelques ports de plaisance pour leurs efforts en matière de protection de l'environnement. L'année dernière ils ont été 85 sur 125 candidats à pouvoir laisser flotter cet emblème. Le département du Var remporte la palme avec 13 ports contre seulement 6 pour les Alpes-Maritimes. Quant à la société Elf, elle conserve son pavillon noir.

* Tout va à l'eau. Un recensement de la vie marine est mené depuis trois ans pour identifier toutes les formes de vie dans les océans et expliquer leur évolution au cours du temps. "Chaque espèce de grand poisson sauvage a été pêchée de manière si considérable au cours des 50 dernières années que 90 % de chacune de ces espèces ont disparu", indique le rapport. Surexploitation des mers bien sur à laquelle il faut ajouter l'augmentation des composants toxiques et de la température de la mer.

* Cupidité, le huitième péché capital. Les pêcheurs de Méditerranée qui pratiquent une pêche artisanale et de proximité, accusent Bruxelles de méconnaître leur activité, bien plus respectueuse de la ressource que la pêche industrielle qui vide les océans. S'ils aient en partie raison, Bruxelles ne peut faire que constater la baisse des stocks de poissons. Les pêcheurs argumentent d'une tradition qui remonte au Moyen-Age. Est-ce suffisant ? Depuis que l'homme est l'homme, il a prélevé sans retenu de quoi se nourrir. D'évidence, il n'a pas géré en bon père de famille les ressources de dame nature, allant par exemple jusqu'à pêcher des poissons destinés à l'alimentation des cochons. Il ne faut donc pas s'étonner du développement de l'élevage industriel du poisson, un pis-aller rendu nécessaire par les conséquences de la surpêche.