Cagnes-sur-Mer. Clapot final pour la ferme aquacole...

La société Mare Nostrum est chargée de cette prestation, qui mobilise un navire de charge, une équipe de plongeurs et divers moyens terrestres. Des mesures administratives imposées à l’ancienne ferme Aquacole Loulou bas I et non respectées ont obligé l’État à intervenir pour la sauvegarde de l’environnement. Suite à de nombreuses constatations réalisées entre 2021 et 2024 par les services de l’État faisant état d’un défaut d’entretien et de l’absence d’exploitation et d’activité de cette ferme, l’entreprise concessionnaire s’était vu retiré le droit d’exploiter cette ferme par décision préfectorale du 08 août 2023, et disposait d’un délai de 6 mois pour retirer les installations.
Aucune action n’ayant été mis en place, une contravention de grande voirie a été dressée à l’encontre de l’entreprise le 22 novembre 2024 pour avoir maintenu ses installations sans droit ni titre sur le domaine public maritime. Par décision du 12 juin 2025, le tribunal administratif de Nice à condamnée la société à responsabilité limitée Cros de Cagnes Aquaculture Lou Loubas (SARL Lou Loubas) au paiement d’une amende de 1 200 euros, au paiement des frais du procès-verbal de contravention de grande voirie et à la remise en état des lieux dans un délai de 6 mois. Ce jugement autorise l’État, en cas d’inaction de l’entreprise dans un délai de 6 mois, à procéder d’office à cette remise en état aux frais et risques du contrevenant.
Ainsi, ce sont environ 14 corps morts en béton de trois tonnes chacun, 300 cubisystem en surface, 300 mètres de chaînes, un filet de 30 mètre de long, une ancre charrue de 50 kg ainsi que divers macro-déchets (file, ligne d’amarrage, etc.) qui seront évacués, pour un total d'environ 50 tonnes. Le chantier, d’un montant d’environ 100 000 euros, est prévu pour durer environ un mois.
Cette opération de nettoyage des fonds marins permet de répondre à différents objectifs environnementaux, notamment ceux de la Directive Européenne Cadre Stratégie pour le Milieu Marin de 2008, retranscrite au niveau local par le Document Stratégique de Façade Méditerranée, qui vise le rétablissement du fonctionnement des écosystèmes des fonds côtiers et de la biodiversité. Cette action contribue également à la désartificialisation et à la préservation du domaine public maritime naturel géré par les services de l’État, sous l’autorité du préfet des Alpes-Maritimes. CQFD !