Alpes-Maritimes. L’usage des trottinettes réglementé…

C’est le 1er département à rendre le casque et le gilet jaune obligatoires à trottinette. Ce mode de déplacement à risques, a bouleversé bien des habitudes dans nos déplacements mais pas que. C’est devenu en moins de 10 ans un phénomène de société. Et, comme tout ce qui est nouveau, c’est parti dans tous les sens de la… circulation. Un grand n’importe quoi, qui nécessite de mettre un peu d’ordre afin de limiter les dangers liés à son activité irraisonnée.



- rien de nouveau sous le soleil, ici Florence Norman dans les rues de Londres, 1919 -


L’association G-addiction attire l’attention du public, jeune surtout, sur la dangerosité des trottinettes et se réjoui de l’initiative maralpine :

  • À trottinette, sans casque, la tête encaisse tout, et en cas de chute, le béton ne pardonne pas. Le casque sauve des vies. Ce n’est pas un accessoire, c’est une protection. C’est une responsabilité.
  • Quand une mesure simple peut éviter des blessures lourdes, il faut l’assumer. Les mobilités propres doivent aussi être des mobilités sûres.
  • Sur le terrain, nous voyons tous les jours que ces nouveaux usages vont plus vite que les bons réflexes.
  • Une chute sur la tête sans casque, c’est un risque de lésion grave multiplié par 3.
  • Un accident à 25 km/h en trottinette, c’est comme tomber d’un deuxième étage.
  • Le casque absorbe l’énergie. Il fait la différence entre une bosse... et un coma. 
  • Le casque, ça pèse 400 grammes. Un traumatisme crânien, c’est des mois, parfois des années de rééducation.

La réduction des accidents graves permettrait aussi de soulager les urgences et les hôpitaux, tout en diminuant les coûts humains et économiques liés aux traumatismes. 

Quand on impose la ceinture en voiture, les gens râlent. Et aujourd’hui ? Presque tout le monde la met. Pour le casque à trottinette, ce sera pareil. Un jour, on se dira : comment a-t-on pu s’en passer ? Comme on a su faire de la ceinture un réflexe, il faut faire du casque une évidence. Le casque ne sauve pas que des vies, il épargne des familles. Chaque accident grave à trottinette électrique, c’est une famille qui bascule. À Lyon, un jeune de 25 ans est mort après un choc contre un trottoir : pas de casque. À Marseille, un père de famille percuté par une voiture a succombé à un traumatisme crânien fatal. Derrière chaque blessure lourde, il y a un quotidien brisé, des proches qui encaissent, des vies qui changent brutalement.

Les Alpes-Maritimes ouvrent la voie. À quand une généralisation à tout le pays ? À quand le casque obligatoire à vélo pour tous ?