Cannes Festival. La Vénus voit double...

Le mardi 12 mai, pour donner le coup d'envoi de la 79e édition du Festival, le nouveau film du réalisateur et scénariste français Pierre Salvadori sera présenté en avant-première mondiale dans le Grand Théâtre Lumière, à l’issue de la cérémonie d’ouverture animée par la comédienne Eye Haïdara.




Auteur de comédies françaises, Pierre Salvadori signe son 11e long métrage en 34 ans. Il y réunit les figures majeures du cinéma français d’aujourd’hui et choisit le décor du Paris bouillonnant du début du XXe siècle pour une fable d’époque, une première dans sa filmographie. Ses thèmes récurrents demeurent néanmoins bien présents : le mensonge, l’ambiguïté et les faux-semblants. L’imaginaire des Années folles, marqué par l’effervescence artistique, l’attrait pour les spectacles populaires et le spiritisme, irrigue cette œuvre fidèle au cinéma poétique de son auteur qui mêle comme personne liberté narrative, mélancolie et humour. S’inspirant de la comédie sophistiquée hollywoodienne – rythme vif, quiproquos entre mensonge et vérité, précision de l’écriture et de la mise en scène, ce fervent admirateur d’Ernst Lubitsch, Billy Wilder ou Blake Edwards crée des univers romanesques singuliers, ancrés dans une réalité sociale qui explore les relations humaines et les fragilités de personnages cabossés dans leur difficile quête du bonheur.

Comme à son habitude, Pierre Salvadori offre à ses acteurs des espaces de liberté. Le casting éclatant de La Vénus électrique réunit des interprètes habitués de La Croisette et adorés du grand public. En tête, Pio Marmaï (La Fracture, Compétition 2021) scelle sa quatrième collaboration avec Pierre Salvadori après Dans la cour (2014), En liberté ! (2018) et La Petite Bande (2022). Anaïs Demoustier (Le Comte de Monte-Cristo, Hors Compétition 2024 ; Le Temps d’aimer, Cannes Première 2023 ; Novembre, Hors Compétition 2022) retrouve Gilles Lellouche (L’Amour ouf, Compétition 2024 ; Bac Nord, Hors Compétition 2021 ; Le Grand Bain, Hors Compétition 2018), après Fumer fait tousser (Séance de Minuit 2022). Ils sont rejoints par Vimala Pons et Gustave Kervern, deux présences singulières qui naviguent habilement entre drame et comédie.



© Guy Ferrandis 


  • Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration mais, pour Suzanne, les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…