La haute mer mieux protégée…

Ce traité repose sur quatre piliers :
- l'accès et partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques marines ;
- mettre en place des outils de gestion pour établir des zones protégées en haute mer ;
- réaliser des évaluations d’impact pour les activités en haute mer ;
- renforcer les capacités et le transfert de technologies marines ;
- il prévoit également la tenue d’une Conférence des Parties, souvent qualifiée de « COP Océan », qui sera la première instance mondiale dédiée exclusivement à la gouvernance de la haute mer.
En France, en Europe et à l’international, l’objectif de 30% des terres et mer protégés d’ici 2030 est acté. Aujourd’hui, 16 444 AMP (aires marines protégées) ont été recensé par l’UICN soit 9,61% de l’Océan = 34 882 867 km² = 1,18% de la haute mer = 17,79% des eaux nationales.
En France, il existe 565 AMP = 32,5% des eaux françaises soit 3,4 Mkm. Les AMP - dites à la françaises - révèlent de nombreux points de crispations. Entre une protection pas toujours effective et des moyens de contrôle faibles, certes dues aux nombreuses parties prenantes, elles ne sont pas toujours à la hauteur de l'ambition du pays. De son côté, la Fondation de la Mer pour la France appelle à aller au-delà des 4% de zones de protection forte annoncées ; à interdire les pratiques industrielles destructrices dans les AMP en accompagnant cette mesure d’une planification à long terme pour concilier protection de la biodiversité et maintien d’une pêche durable ; à mettre en place des corridors bleus entre les AMP. CQFD !
