1 - Croisière de printemps en Méditerranée,

Marseille - l'île d'Elbe : Journal de bord -

Depuis une bonne dizaine d’années, la Société Nationale Corse Méditerranée, la SNCM, affrète certains de ses plus beaux ferries et les transforme en bateaux de croisière, durant les mois creux. C’est ainsi qu’en ce milieu de printemps, en 5 jours, le Napoléon Bonaparte proposait la croisière « Elba Rossa », qui partait à 18 heures de Marseille pour promener ses passagers de la Corse à l’Ile d’Elbe. Le bateau est beau, confortable (172 m. de long, 30 m. de large, vitesse de croisière de 23 nœuds).

Doté de 3 restaurants, d’un bar-spectacle, d’un piano-bar, de solariums, piscines, jacuzzi, il peut héberger jusqu’à 2460 passagers et 660 véhicules. Pour la croisière Elba Rossa, il y avait 535 personnes et 62 véhicules, pour 140 membres d’équipage. C’était donc très confortable, on avait de l’espace et, en vivant un peu à contre courant des autres voyageurs, on pouvait avoir accès en solo à la piscine, au solarium, voire au piano-bar La Vigie, en fin de journée.

Petit conseil : choisir une cabine extérieure (100 € de plus par personne). De la même taille que les « intérieures », elles bénéficient d’une grande fenêtre qui laisse entrer le soleil. Sur les 12 m2, l’espace est très bien étudié, les équipements permettent d’y vivre à deux sans se gêner (salle de douche, placards multiples) et la climatisation bien réglée.

Toujours dans le positif, la gentillesse du personnel à bord, et leur disponibilité ainsi que la qualité des petits déjeuners et des repas du soir aussi copieux que raffinés, pris à bord. Côté animations, c’est bien, entre une troupe de danseurs (56 filles et 1 garçon) qui proposent un spectacle un peu coquin, juste ce qu’il faut, très réussi, Les Diam’s et un imitateur de Canal + des plus convaincant,Thierry Garcia.

Mais il faut savoir que l’état de la mer peut rendre malade aussi bien les spectateurs que les artistes, et ce fut le cas ! Danser quand le bateau est sujet à un fort roulis relève d’exploit ! Mais là, nul n’en est responsable. Dommage aussi que l’orchestre Aquarius, assez bon au demeurant, ne jouait que ce qu’il avait programmé de faire, même si la piste de danse se vidait. Dommage enfin que les informations concernant la météo et les lieux à visiter soient inexistantes.

Les passagers ont deux préoccupations majeures, avant de faire escale : un descriptif de l’endroit où l’on s’arrête et, surtout en avril, un bulletin météo. Bien sûr, il y avait les options des excursions : départ à 8 heures du matin, retour à 18 heures, pour appareiller une demi-heure plus tard. Un peu militaire comme horaires quand on se prélasse en vacances. J’ai fait le choix de la formule sans excursions et sans… stress pour partir à la découverte de nos sites d’escale.

(à suivre)

Brigitte Brunot - texte et photos-

- mention : www.pariscotedazur.fr - mai 2008 -
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