Santé. Le lobby du tabac ne lâche rien…
et tant pis si ça nous coûte un pognon de dingue.

Packagings aux graphismes de jeux vidéo, de mangas, aux couleurs de bonbons ou encore à l’effigie de clubs de foot, l’industrie du tabac multiplie les références à la pop culture sur le design de ses cigarettes électroniques pour séduire les plus jeunes et favoriser l’attrait de ses produits.
Une stratégie qui se révèle payante : alors que les Français n’ont jamais aussi peu fumé, l’industrie du tabac s’est réinventée en trouvant dans la vape un nouveau relais de croissance, notamment chez les adolescents. En 2022, près de 57 % des jeunes de 17 ans avaient déjà expérimenté la cigarette électronique et 6,2 % vapotaient quotidiennement, une proportion qui a triplé en 5 ans.
Bien qu’outrancier, ce marketing fait tellement partie du décor qu’on ne le remarque plus. Pour dénoncer les stratégies utilisées par l’industrie du tabac, Contre-Feu a décidé de frapper fort en s’attaquant à son symbole : la carotte de tabac. En détournant cet emblème que des millions de Français croisent tous les jours et en les remplaçant par des enseignes ludiques et colorées - fidèles aux designs des vapes disponibles sur le marché - Contre-Feu expose au grand jour le marketing de la vape conçu pour piéger les plus jeunes dans l’addiction.
Un marché très lucratif puisqu’il représente près de 1 ,6 milliard d’euros en France 3 et plus de 3 millions de consommateurs quotidiens. Si les fabricants en tirent largement profit, principalement les géants du tabac, les débitants ne sont pas en reste : la vape est également devenue un levier de croissance pour les buralistes . Afin d’anticiper les éventuelles répercussions des mesures de lutte contre le tabac sur les débitants de tabac, l’État a mis en place plusieurs aides pour diversifier leurs activités : en plus de 20 ans, ce sont plus de 4,4 milliards de financements publics qui ont été accordés à la profession. Parmi ces aides on retrouve le fonds de transformation dont l’objectif principal est de permettre aux buralistes de ne plus dépendre de la vente des produits du tabac. Or ce fonds est avant tout utilisé par les débitants de tabac pour proposer à sa clientèle d’autres produits addictifs ; notamment la vape qui, selon leurs dernières communications est devenu l’une de leurs principales sources de revenus (61 millions d’euros de chiffre d’affaires brut en un an). On croit rêver !
- Afin d’empêcher l’industrie de recruter une nouvelle génération de consommateurs dépendants à la nicotine - l’une des drogues les plus addictives - l’association lance sa première campagne d’appel aux dons pour l’aider à financer ses actions visant à instaurer la mise en place du paquet neutre pour tous les produits du vapotage.