La Roque-d’Anthéron. Une abbaye pour mieux appréhender l’invisible...

À partir du 12 juillet, l’exposition Murmures se déploie dans l’abbaye de Silvacane, trésor de pierre et de lumière, mettant en scène, sur plus de 700 m2, une cinquantaine de peintures et d’installations réparties selon trois séries. Sans ornement ni figures, accordée à la marche du soleil, l’architecture épurée instaure une atmosphère sereine qui enveloppe le visiteur dans un silence propice à la contemplation.
L'artiste a investi l'armarium, cette petite salle voûtée où étaient rangés les livres de prière et d'étude, pour y proposer une expérience immersive. Quatre vidéos d'une minute projetées sur écran géant invitent à un voyage sensoriel, visuel et sonore à travers une animation de toiles Murmures et une bande son inspirée des bruits de la mer, du vent dans les feuillages, du feu et de sons d'animaux.
Les créations d’Alain du Pontavice traduisent les murmures de l’être et de la nature. Comme autant d’empreintes sensibles, elles s’accordent au tremblement des apparences et nous font oublier la bidimensionnalité des supports - la toile ou le métal. Alors commence, s’élance la véritable infinité de la peinture, son seul moyen de rejoindre l’autre infini.
- Artiste peintre abstrait, Alain du Pontavice conçoit la peinture comme une plongée dans l’invisible. Nourri de ses expériences lointaines et de ses voyages intimes, son art tente de transformer la fugacité des moments en un « instant perpétuel ». Son approche, intuitive et expérimentale, repose sur une relation singulière entre la matière et le sensible, où la texture occupe une place centrale. Ses œuvres se construisent par strates successives, parfois sur de longues périodes, avant que le motif n’émerge. Enrichies de pigments, de sable, de gel ou de métal - parfois incisées -, les surfaces révèlent des formes organiques ou cosmiques.
