Nice, l'heure est à la sobriété... heureuse ou pas.

Le Conseil municipal vient d’adopter une délibération réduisant significativement les plafonds de remboursement des frais de déplacement, de restauration et d’hébergement des élus municipaux.



Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique de sobriété et de maîtrise des dépenses publiques engagée depuis l’élection d’Éric Ciotti. Jusqu’à présent, les élus municipaux pouvaient bénéficier de plafonds de remboursement supérieurs à ceux applicables aux agents publics. Cette situation prend fin. Désormais, les élus seront soumis aux mêmes règles et aux mêmes plafonds que les agents de l’État.

Concrètement, le plafond de remboursement des repas passe de 30 à 20 euros. Les plafonds d’hébergement sont également revus à la baisse pour l’ensemble des déplacements des élus : pour les déplacements à Paris, par exemple, ils passent de 300 à 140 euros, soit une division par plus de deux. Les frais de transport, eux, demeurent remboursés sur justificatifs et aux frais réellement engagés.

Moins d’avantages, plus de contrôle, davantage de sobriété : avec cette décision, la nouvelle majorité tourne la page des pratiques de la précédente mandature et fixe une règle simple aux élus comme à l’administration : l’argent des Niçois doit être respecté.

Cette mesure s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes déjà engagées depuis un an : réduction du nombre de véhicules de fonction, suppression du stationnement gratuit, diminution des dépenses protocolaires et suppression des frais de représentation du maire. CQFD !

[NDLR : il est clair que dans un contexte de méfiance et de désamour du public envers la classe politique, cette mesure est bienvenue. On peut souhaiter qu’elle se généralise. C’est une des conditions pour que les politiciens... gagnent un peu en crédibilité. C’est pas gagné !]