Côte d’Azur. La folie des grandeurs pour l’Ordre des Médecins…

- L'Ordre des Médecins, premier film de David Roux -
Le littoral méditerranéen n’est pas un désert médical, loin de là. Il fait bon au soleil, pour les patients comme pour le praticiens… une des raison sans aucun doute pour laquelle ils sont si nombreux et pour laquelle on y trouve une clientèle de retraités aisés, sans parler des touristes qui viennent pour la qualité des soins médicaux. A cela, on peut ajouter les nombreux patients qui bénéficient des soins gratuits, résidents en France ou citoyens de pays ayant des accords particuliers sur ce sujet.
Ainsi se concentre sur la Côte d’Azur les nombreux membres de la confrérie des médecins, toutes spécialités confondues y comprises celles qui concerne les interventions de... confort. Du travail, tout le monde en a, et même parfois, tous n’y suffisent pas tant la demande est importante. L’Ordre des médecins qui collecte les cotisations de ses membres roulent sur l’or si l’on en croit l’enquête d’Eric Galliano, journaliste de Nice-Matin qui s’appuie sur le rapport présumé confidentiel de l’Inspection générale des finances publiée par le Canard.
Apparemment, le champagne et le bons vin couleraient à flot dans la superbe villa achetée par l’Ordre des médecins des Alpes-Maritimes. Sans que personne, jusque-là, ne s’en inquiète. Surtout pas ceux qui en sont les bénéficiaires… notamment les élus du CA qui touchent des indemnités… Leur président, le Pr Philippe Paquis, se fait discret. Quand au président régional, le Dr Hervé Caël (ex conseiller municipal sur la liste Estrosi , il promet de se pencher sur le problème. En tout cas, il est malheureux que les contestables « libertés » de gestion qu’ont pris les élus, ternissent une profession. Il serait temps d'y mettre bon... ordre.
Quelle que soit les faits portés à notre attention et à notre appréciation, ils ne doivent pas occulter les risques du métier, la dédicassion de la majorité des professionnels de la santé, les contraintes liés à l’exercice, la pression morale, les responsabilisés, les choix difficiles. Jongler avec la vie et la mort, n’est pas une mince affaire ! Quant à l’auteur de ces lignes, il sait pertinemment que, sans les interventions répétées de ces gens du métier, il y a longtemps déjà qu’il ne serait plus en mesure de tenir sa plume… Respect !