Genève. Le désir de connaître l’avenir… une constante.

Un jeu vidéo, un robot, une application météo, des porte-bonheurs, des cartes de tarot ou des statuettes bouddhiques : est-ce que les objets peuvent nous aider à entrevoir l’avenir ? C’est au cœur de cette interrogation que le MEG propose sa nouvelle exposition temporaire.
L’exposition débute par un véritable cabinet de curiosités, rassemblant des futurs d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.Aux côtés d’objets anciens, qui parlent de l’avenir et du temps qui passe, se côtoient gadgets de pop culture et jeux contemporains qui évoquent des lendemains imaginés ou possibles. Une première constatation s’impose : depuis des siècles et partout dans le monde, les sociétés humaines cherchent à imaginer l’avenir, avec un riche répertoire d’objets et de symboles représentant le futur.
Pensée avec des adolescents (deux classes genevoises de collège) et accessible de 8 à 108 ans, l’exposition propose plusieurs niveaux de lecture, dans une scénographie ludique, colorée et immersive.
Ainsi, le parcours de l’exposition se déploie en quatre étapes, chacune associée à une manière différente de concevoir le temps. Car le futur n’occupe pas la même place selon qu’on se représente le temps comme linéaire ou cyclique. Situer le futur, c’est déjà se situer soi-même face à lui. Ces quatre sections invitent ainsi à interroger notre rapport au progrès technique, à expérimenter des stratégies pour dialoguer avec l’avenir, à découvrir des expressions artistiques qui imaginent des futurs désirables et, enfin, à explorer une diversité de devenirs possibles conçus ici, à Genève.
L’objectif de l’exposition n’est pas d’apporter des réponses définitives, mais d’encourager les visiteurs et visiteuses de tous âges à réfléchir à leur propre futur et à celui du monde qui les entoure. Au centre du propos : développer la capacité de chacun-e à imaginer demain. CQFD !

- Casque consentement, Gerry Oulevay ©MEG Demian Tschumi -