Le béton est-il bon pour la planète ?

- Paris, 1962 (c) PCA -
La construction neuve souffre d’une image tenace : celle de la « bétonisation » à outrance .
Pourtant, les bâtiments construits aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’hier. Grâce aux nouvelles réglementations environnementales et aux innovations techniques, les logements récents sont beaucoup plus économes en énergie, mieux isolés, plus silencieux et plus respectueux de l’environnement.
Pour éclairer ces évolutions, la Fédération des Promoteurs Immobiliers Côte d’Azur & Corse a interrogé Patrick Guibolini, Délégué Territorial Côte d’Azur chez EDF :
« La réglementation environnementale RE2020, renforcée avec les seuils applicables en 2025, impose des exigences parmi les plus ambitieuses d’Europe. Elle repose sur plusieurs indicateurs mesurant la conception bioclimatique du bâtiment, sa consommation d’énergie et son empreinte carbone sur l’ensemble de son cycle de vie. Sous cette référence, les besoins énergétiques sont 30 % moins élevés par rapport aux bâtiments construits sous la RT2012.
Les nouvelles normes ne concernent pas uniquement la consommation énergétique. Elles améliorent aussi le confort quotidien des habitants. La RE2025 impose notamment un indicateur de confort d’été destiné à limiter les surchauffes dans les logements. Ce seuil est fixé à 1250 °C.h maximum, ce qui oblige à concevoir des bâtiments capables de rester agréables même lors des vagues de chaleur. Pour y parvenir, les projets intègrent : une isolation renforcée, des protections solaires, une ventilation naturelle, une conception bioclimatique adaptée au climat….Grâce à la performance énergétique des bâtiments et aux équipements modernes : les consommations énergétiques peuvent être jusqu’à 50 % plus faibles que dans des logements plus anciens, les factures d’énergie sont durablement réduites, la dépendance aux énergies fossiles diminue. Ces performances ont également un impact sur la valeur patrimoniale des logements. Les biens les plus performants énergétiquement sont aujourd’hui mieux valorisés sur le marché immobilier, car ils offrent à la fois un meilleur confort et des charges plus faibles.
La construction neuve contribue également à transformer les villes. Les projets récents intègrent désormais davantage d’espaces verts, des systèmes de gestion des eaux pluviales, des matériaux bas carbone, des infrastructures adaptées aux enjeux climatiques
Autrement dit, construire aujourd’hui ne signifie plus simplement urbaniser : c’est repenser la ville pour la rendre plus durable, plus agréable et plus résiliente. »

- Le Cannet (c) PCA -
[autre pièce à ajouter au dossier Urbanisme, celle de l’importance du parc des résidences secondaires. Il vient déséquilibrer la logique qui consiste à accroître le marché du neuf. Ce dernier peut par ailleurs explorer l’option de développer la rénovation et la mise aux normes, surtout en ville, du parc existant. On notera que dans de nombreuses villes balnéaires et celles les plus prisées par les amateurs de loisirs hivernaux, le nombre de résidences secondaires peut être très élevé. Ainsi à Théoule sur mer, il dépasse les 70 %. Nos législateurs ont pris conscience du problème et commencé à prendre des mesures dissuasives en laissant aux maires la possibilité d’augmenter les impôts sur les logements non occupés et ce dans le but de permettre aux actifs de se loger à proximité de leur travail...]