Le réarmement. Nouvel Eldorado…
Cette industrie à la mortelle finalité, même si on a l’espoir qu’une armée forte sera suffisamment dissuasive pour éviter la guerre, est génératrice d’emplois et de prospérité économique, dans un premier temps en tout cas. Comme quoi, le malheur des uns, le bonheur des autres... désolé.
Hadhunting factory, cabinet spécialisé dans la chasse de tête pour les métiers en tension, analyse les impacts et opportunités liés à cette prévision annoncée à grands renforts de tambour :
« Face aux défis géopolitiques croissants, la France s'engage dans une stratégie ambitieuse de réarmement visant à renforcer ses capacités militaires. Cette transformation majeure, soutenue par un budget de 413 milliards d'euros sur la période 2024-2030, ouvre des perspectives inédites pour l'économie et l'emploi.
Le réarmement repose sur une chaîne industrielle complexe où les sous-traitants jouent un rôle central. La Base Industrielle et Technologique de Défense regroupe ainsi près de 4 000 entreprises, en appuis de 15 grands groupes leaders comme Dassault ou Thalès, pour répondre aux besoins de production. Parmi elles, plus de 2 000 PME et ETI jouent un rôle clé en tant que sous-traitantes ou fournisseurs de technologies essentielles, telles que la cyberdéfense, la mécanique, l'électronique ou l'intelligence artificielle. Ces PME et ETI, souvent invisibles mais essentielles, doivent relever des défis majeurs : augmentation des cadences, montée en compétences et adaptation technologique. Ces entreprises sont en première ligne de la montée en puissance des budgets de la défense nationale. Comme la plupart des PME industrielles françaises, elles n'échappent pas aux difficultés de recrutement.
Le réarmement provoque des effets multiplicateurs sur l'économie. La création d'emplois massifs est une conséquence directe de l'augmentation des dépenses militaires. De nombreux postes vont s’ouvrir dans les mois qui viennent chez les sous-traitants de la BITD, notamment dans l'aéronautique, l'électronique ou encore la mécanique de précision. Il est cependant difficile pour les PME locales de recruter rapidement car elles ciblent prioritairement des métiers en tension. Des passerelles sectorielles se mettent en place : par exemple les mécaniciens de précision qui travaillent dans des usines en déclin vont pouvoir être orientés vers les filières liées à l’armement, en plein essor. Les candidats sélectionnés par le cabinet n’auront peut-être que 80% des compétences mais seront formés sur le reste.
Il est donc essentiel de favoriser la mobilité des salariés, afin de redéployer des compétences existantes vers l'industrie de la défense en pleine expansion. Cela passe aussi par la mise en place de programmes de formation accélérée en partenariat avec les écoles et universités pour former rapidement des talents qualifiés. La France doit également attirer des experts européens, tout en veillant à préserver sa souveraineté dans les domaines stratégiques. »
- Hadhunting factory, leader européen de la chasse de têtes en continu, se positionne comme un acteur clé dans le contexte du réarmement français. Avec 180 collaborateurs dont 120 chasseurs de têtes, le groupe répond aux besoins de recrutement des secteurs les plus en tension. Face à la demande croissante, l'entreprise prévoit d'intensifier ses efforts pour soutenir la montée en puissance de l'industrie de l'armement, contribuant ainsi directement à la réalisation des objectifs stratégiques nationaux en matière de défense.