Adaptabilité. Le monde du végétal nous montre le chemin…

Difficile de se plaindre de ces avancées même s’ils ont des effets pervers comme le fait d’oublier d’où nous venons, à qui nous devons toutes ses découvertes. Facile de prendre les choses comme un dû, comme si elles avaient toujours existé, comme si elles devaient durer toujours, comme si elles étaient gratuites. Et puis brusquement l’explosion en Ukraine d’une centrale atomique nous rappelle que nos technologies les plus élaborées peuvent nous jouer des tours. Brusquement, un simple coronavirus, invisible à l’œil nu, désorganise profondément le fonctionnement de nos sociétés et nous fait réaliser notre vulnérabilité et les limites de nos connaissances. A tout cela vient s’ajouter l’observation des conséquences de nos activités humaines à l’échelle planétaire, susceptibles d’induire des changements climatiques peu favorables, accentuée par une démographie qui en accentue les effets. Quant à la croyance à une éternelle croissante, basée sur une consommation qui serait seule capable de nous apporter la prospérité… économique, elles sont de plus en plus mises à mal. Il semble que nous avons perdu le nord et laissé dans les oubliettes les enseignements de nos penseurs passés laissant les commandes aux marchands du temple. La foule ne pense qu’à se réapproprier les terrasses des cafés, qu’à danser sur les Plages électroniques, qu’à faire la queue dans les boutiques du Polygone de Cagnes-sur-mer…
A cette vision d’un « Monde de demain » qui pourrait bien être pire que celui d’hier, bien loin des 30, 40 ou cinquante glorieuses, l’observation du monde végétal apporte un peu d’optimisme. Il faudrait pour cela que nous nous montrions capables comme lui, que ce soit individuellement et surtout collectivement, de développer cette même capacité à s’adapter aux contraintes diverses et variées qu’il nous ne maîtrisons pas.
Le Festival du peu...




