Nice : Le CHU budgétairement rendu

à l’équilibre

Quelques petites précisions en complément de la conférence de presse de Christian Estrosi sur le sujet...


 - Nice Archet 2 -

Après 6 ans de « Plan de Retour à l’Équilibre », le CHU de Nice a réussi son pari. Rappelons qu’en septembre  2007, l’institution niçoise accusait un déficit réel de plus de 50 millions €. Les journaux titraient « le CHU le plus déficitaire de France… »

Le déficit représentait alors plus de 10 % du budget et  menaçait la survie même du CHU. Le nouveau Directeur Général de l’époque, Emmanuel Bouvier Muller, résolut de s’attaquer de front au problème.

Ce furent ensuite le Directeur Général, le Président de la CME, le Pr. P. Paquis,  et le Doyen de la Faculté de Médecine, le Pr. D. Benchimol, qui s'impliquèrent en mettant en place une stratégie basée sur : la transparence, le jeu collectif , la progressivité, le pragmatisme, l’équité sociale.

Des objectifs annuels quantifiables ont permis une optimisation des fonctions supports, une révision des politiques de gestion, la réorganisation et le développement de l’activité au sein des pôles cliniques et médico-techniques. De son côté, Emmanuel Bouvier Muller s’engageait à n’effectuer aucun plan de licenciement massif, maintenir les investissements lourds, favoriser la création d’activités, réaliser la construction de 3 bâtiments (Pasteur 2, l’Institut de la Face et du Cou et l’Institut Claude Pompidou), tout en se dotant d’équipements biomédical de pointe.

Les efforts collectifs ont donc payés, tandis que des projets donnaient de la perspective aux 8000 salariés du CHU. Pendant les 6 ans du Plan, l’activité en nombre de séjours a ainsi progressé de plus de 13%.

La création des pôles, la mise en place d’un espace de décision pour leurs responsables et leur association constante à la stratégie générale du CHU semblent avoir été déterminantes dans la réussite de ce challenge, tout comme l’appui de la Mairie de Nice, celui de l’ARS PACA et enfin celui du Ministère de la Santé.

Les résultats valident et crédibilisent ces choix. Aujourd’hui, le CHU de Nice a retrouvé des marges de manœuvre. Il clôture l’exercice avec un excédent de 600 000 €. Une situation favorable même si les 2 années à venir vont rester très tendues car en 2014, le CHU de Nice ouvre Pasteur 2 et l’activité sera perturbée pendant quelques mois. Les efforts et la vigilance vont donc être maintenus.