Alpes Maritimes : le Marché de la truffe s’apprête pour sa 12ème année.

À Grasse, il se tiendra le 5 janvier prochain à la Bastide Saint Antoine et le lendemain au Rouret.

- Jean-Pierre Leleux, Maire de Grasse, Jacques Chibois, Michel Santinelli, Gérald Lombardo, Maire du Rouret et Auguste Odda du Syndicat Départemental des Trufficulteurs -

Ce « Marché de la Truffe », qui va fêter sa 12ème édition a su grandir et s’améliorer. Au début, à La Bastide Saint Antoine de Jacques Chibois, quelques trufficulteurs exposaient leur cueillette, quelques domaines viticoles proposaient des vins adaptés, et Jacques Chibois, comme à son habitude, concoctait un sublime déjeuner.

Les Collectivités locales et la ville de Grasse l’ont aidé, puis est venue la petite commune du Rouret, qui s’est investie. En écoutant le passionnant Président régional du Syndicat des trufficulteurs, Michel Santinelli, on en comprend la raison. La trufficulture est un merveilleux outil économique et écologique, qui s’aligne sur le côté « Bio ». Les sites sont préservés, voire embellis, et c’est un excellent coupe-feu en cas d’incendie : bienvenue à l’écologie ! Du côté économique, il faut savoir que 5 hectares de chênes truffiers plantés engendrent 1 emploi. Or, dans les Alpes-Maritimes, nouveau venu au sein de la prestigieuse « confrérie de la trufficulture », on plante chaque année 150 hectares.

Jacques Chibois, lui, se plait à mettre en avant tout le côté festif : « La truffe est un symbole d’amitié et de convivialité, on la partage avec ses amis. On peut aussi la planter, et penser alors à nos enfants qui récolteront le fruit de notre travail ».

Quand le jeune Maire du Rouret, Gérald Lombardo, s’est associé à la manifestation, il y a tellement cru qu’il a offert au Syndicat 1 hectare et demi de terrain communal qui est consacré à la recherche. La commune ayant un terroir adapté, on encourage les jeunes actifs à se lancer dans ce genre de culture. S’ils s’investissent, une aide précieuse leur sera apportée par leurs aînés. Il faut savoir qu’un chêne truffier ne produit réellement qu’au bout de 15 ans !

Ce 12ème Marché de la Truffe a donc bien des messages à faire passer. Pour donner encore plus de panache à la manifestation, la Fondation Maeght en la personne d’Adrien Maeght, s’est également investi et, chaque année, une des célébrités de la Fondation crée l’affiche. En 2008, il s’agit de Dany Lartigue, fils du photographe J-H Lartigue, peintre connu et reconnu, qui a fait une belle représentation du « rabassier » et de son chien, avec, bien sûr, un panier plein de truffes.

Seul bémol, le prix que devrait atteindre cette année ce merveilleux champignon. Un prix qui n’arrange ni les consommateurs, ni les trufficulteurs, et qui a pour cause la sécheresse…

Brigitte Brunot

- mention : www.pariscotedazur.fr – novembre 2007 -
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