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Alpes-Maritimes : la truffe à l’honneur !

À Grasse et au Rousset, elle tient la vedette...

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C’est dorénavant une tradition, Le Routet et Grasse font la promo du « Diamant noir » en organisant un Marché en direction du grand public. Un public, qui, grâce à ces initiatives, est de plus en plus averti.


- L’affiche composée cette année par Bernard Venet -

Cette année le 17ème Marché de la truffe se tiendra à Grasse, plus précisément à la Bastide Saint-Antoine de Jacques Chibois le samedi 12 janvier et le dimanche 13 janvier au Rouret. Sur ces deux lieux, environ 8000 visiteurs, novices ou connaisseurs, ont pris l'habitude de se donner rendez-vous. Outre les nombreuse animations dont ils peuvent profiter, ils ont la garantie de trouver des produits de qualité, vérifiés par les membres experts de Syndicat de la trufficulture des Alpes-Maritimes et aux prix les plus justes.

C’est ce que n’ont pas manqué de rappeler le président du Syndicat départemental Auguste Oddo et Michel Santinelli représentant régional de la profession, lors de la présentation aux médias de la manifestation. Présent, le sénateur-maire de Grasse Jean-Pierre Leleux se félicitait de la tenue de ce Marché dans sa commune et dans celle de sa voisine du Rouret. Une excellente dynamique due essentiellement aux excellents rapports entre les trufficulteurs, le Conseil général et régional, le Crédit Agricole et la ville des... parfums.

Profitant de l’occasion, Michel Santinelli, toujours aussi pédagogue, parlât des difficultés rencontrées par les trufficulteurs. Ainsi le vol des truffes, une pratique courante et redoutée des propriétaires de truffières qui obligent certains à organiser des tours de garde et à dormir aux pieds de leurs arbres... Les sangliers, apparemment amateurs insatiables de cette friandise, font aussi des ravages. Autre souci, un vide juridique au niveau européen qui maintient le flou en n’obligeant pas les industriels à mentionner sur leurs étiquettes s’il s’agit d’arôme naturel de truffes ou de synthèse, ce qui fait, selon les spécialistes, toute la différence.

Il convient de rappeler que la truffe est un produit de saison qui, pour exhaler le meilleur d’elle-même, doit être cueilli à maturité. Les premières récoltes se font en décembre, mais c’est en janvier, février et mars que les truffes développent le maximum de leur parfum. Hors cette période, on retrouvera la truffe dans des préparations, des conserves dont il faudra vérifier autant qu’on le peut l’étiquetage... 

Lors de ces 2 jours de marché et d’animations, les membres du Syndicat des trufficulteurs des Alpes-Maritimes se tiendront à la disposition des visiteurs. Ils auront à cœur de faire partager leurs connaissances sur le sujet. Plusieurs viendront avec leur chiens dont l’odorat habitué à reconnaissance le parfum de la truffe sont des atouts importants lors de la recherche du précieux champignon. À Grasse, Jacques Chibois, partenaire tout aussi indissociable de la truffe qu’elle l’est elle-même des chênes, concoctera un menu dédiée à... la truffe.

Ce dernier été particulièrement sec n’annonce pas une grande production, ce qui devrait maintenir les prix vers le haut. Comme à l’accoutumée, plusieurs « rabassiers » (nom provençal qui désigne les trufficulteurs) seront là pour assurer la vente au prix de détail. Il faudra compter dans les 1000 € le kilo (NDLR : une petite truffe de 20 à 50 grammes suffira pour se faire plaisir et agrémenter ou confectionner plusieurs plats).

Qu’on se le dise, le Marché aux truffes de Grasse comme celui du Rouret est un événement festif aux vertus pédagogiques et gourmandes !