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Cannes : les otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier relâchés,

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à quelques heures de la manifestation organisées ce matin aux marches du Palais des Festivals.

- au micro, Philippe Tallois, entouré de Nadia Moussalem, la représentante de Reporter sans frontières et Kristian, le dessinateur engagé -

Les quelques rares participants qui étaient venus prendre un coup de chaud aux marches du Palais des Festivals, à l’invitation du Club de la presse Méditerranée 06, ne se doutaient pas ce matin que, quelques heures plus tard, serait annoncée la libération des otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Bonne nouvelle, elles sont rares, il faut la saluer en attendant d'en savoir plus sur l'état de santé des reporters, les conditions de leur détention et de leur libération.

Ce matin donc Philippe Tallois, le président des journalistes azuréens et quelques uns des membres des médias locaux étaient devant le parvis. Avec eux, le représentant de la municipalité cannoise, un seul, ainsi que la déléguée de Reporter sans frontières, Geneviève Roussel, qui rappela que les deux otages avaient été enlevés il y a un an et demi lors de la réalisation d'un reportage Pièces à conviction pour France 3. Pour mieux marquer les esprits, une geôle afghane avait été reconstituée grâce au soutien logistique de la direction du Palais des festivals de Cannes, de la société Algeco et du Théâtre National de Nice. Mais, avoue-le, peu de touristes ou curieux pour s’arrêter. On regrettera l’absence (hors Nadia Moussalem, conseillère municipale de l’équipe Brochand) ) d’autres pointures appartenant aussi bien à la majorité qu’à l’opposition municipale, d’habitude friandes d’occuper le terrain médiatique et la liberté de la presse, c'est quand même un beau sujet… Pourtant, ils étaient à quelques mètres de là, dans les bureaux qu’on espère climatisés du Palais, de la Semec et de la mairie toute proche. Vous allez me dire, cela n’aurait rien changé à l’issue heureuse que nul ne pouvait prévoir, et vous auriez raison.

Alain Dartigues

- une geôle afghane, telle que supposée lieu de détention des otages -