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Patrons du Var et des Alpes-Maritimes en faveur du sport

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pratiqué en entreprise ou... ailleurs.

Réunion au sommet, jeudi dernier dans les locaux de l’EDHEC Business School de Nice. Reçus par Bernard Curzi, directeur de l’ESPEME, Yvon Grosso, président de l’UPE 06, Gérard Cerutti, président de l’Union pour l’Entreprise du Var et Alain Koubi président du Comité Régional Olympique et Sportif de la Côte d’Azur, ont signé une convention de partenariat entre le monde du sport et les entreprises. La présence de Denis Masseglia, président du Comité National Olympique et Sportif Français, de Philippe Joffard, président du Comité National Sport du MEDEF, et de Pierre Fonlupt, président de la Commission Nouveaux Dialogues du MEDEF, a renforcé la crédibilité de cet évènement.

  

Cette première manifestation s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord national signé le 28 mai 2010 par le CNOSF et le MEDEF. L’UPE 06 et l’UP Var sont les deux premières organisations patronales départementales de France à relayer cette initiative nationale. Chaque signataire reconnaît le rôle sociétal du sport d’une part, et sa contribution à la croissance économique et au rayonnement de notre territoire d’autre part.

Elles souhaitent ainsi :

  • Mobiliser et fédérer l’ensemble des acteurs du monde économique et du monde sportif, afin que cette région puisse accueillir des grands évènements internationaux qui contribuent à l’augmentation des fréquentations touristiques et de leurs retombées économiques.
  • Favoriser l’émergence d’une filière, regroupant des centres de formation, des laboratoires de recherche, des entreprises, et l’ensemble des acteurs du monde sportif autour de thématiques ou de projets communs liées à l’économie du sport.
  • Encourager l’innovation et la spécialisation intelligente, au service du sport en développant la coopération entre les universités, la recherche et les entreprises.
  • Promouvoir le sport dans l’entreprise : Afin d’améliorer la santé et le bien-être des salariés, les parties s’engagent à mener des réflexions communes pour encourager la pratique d’une activité physique et sportive au sein ou en dehors de l’entreprise, avec pour objectif de développer la santé et le bien-être des salariés.
  • Organiser des rencontres régulières autour des grands secteurs d’activité des métiers du sport en lien avec les stratégies d’innovation, autour de débats qui associeront des entrepreneurs à des chercheurs et des universitaires, en partenariat avec les organismes consulaires.
  • Développer la société de l’information : nouveaux services et nouveaux usages en faveur du tissu économique et du monde sportif création d’un compte satellite du sport qui permette à tous les acteurs de la filière de partager et disposer des mêmes informations quant à l’analyse de l’offre, l’expression des besoins données économiques.
  • Aider à la professionnalisation des structures sportives à travers la formation continue des cadres et dirigeants sportifs afin de pérenniser l’Emploi Sportif.
  • Concourir à la réalisation d’équipements sportifs ayant vocation à accueillir de grandes manifestations ou des structures permanentes d’entraînement de haut-niveau.
  • Créer les outils et mettre en place une charte du respect de l’environnement qui permettra de sensibiliser et mobiliser les acteurs du mouvement sportif, pour gérer l’organisation des manifestations sportives de manière responsable dans le respect des préconisations du développement durable.
  • Contribuer à la réalisation de circuits sportifs touristiques valorisant la richesse de notre territoire.

Immense tâche dont l’utilité ne fait aucun doute. Elle nécessite, outre des engagements sur le papier, des moyens importants. Souhaitons avec tous les pratiquants, qu’ils soient des élus, des patrons, des chefs de services ou des employés, avec les amateurs qui œuvrent dans les associations et les professionnels, avec les membres du corps médical attachés à la prévention et convaincus des bienfaits de l’activité physique et sportive, que les actions suivront. Constatons qu’en matière d’équipements sportifs publics, nous sommes dans la région, sous-équipés. En particulier en matière de piscines quatre saisons. À cause de la crise économique sans doute, de nombreux projets ont été rangés dans les tiroirs comme la piscine olympique et le complexe du Montfleury à Cannes, le centre nautique de Pôle Azur Provence prévu sur la commune de Pégomas. La piscine de Sophia tarde a sortir de terre… Mandelieu, le Cannet, Mouans-Sartoux, n’ont pas de piscines. Leurs résidents doivent utiliser les piscines des communes voisines (Cannes, Antibes, Vallauris), déjà surchargées… Il est dommage qu’autant de communes du littoral et du moyen pays ne disposent pas de tels établissements sportifs !

Quant à la gestion des installations existantes, il y a beaucoup à dire, surtout si l’on prend en compte des vecteurs d’appréciation comme combien d’heures par jour et par semaine sont-elles accessibles et à qui, des pratiquants, des spectateurs, des associatifs, du tout publics, des scolaires ? À ce petit jeu, les disparités sont évidentes, il y a des établissements qui font le plein, de 8 h à 22 h, tandis que d'autres stades peinent à trouver leur public et ne rendent pas à la communauté les efforts financiers qu'ils lui ont coûtés. On observe trop souvent en France que, si l’on est capable de trouver des fonds pour construire des établissements qui « en jette », on est beaucoup plus chiche lorsqu’il s’agit d’engager des frais inhérents à une utilisation optimale de l’outil, frais de personnel entre autres…

Reste que l’assertion : « ne vaut-il pas mieux construire une piscine ou un terrain de sport qu’une prison ! », est toujours valable.