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Nice : Ouverture dominicale des commerces, le triomphe de la logique...

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Le préfet tranche en faveur du développement économique et touristique de la capitale de la Côte d’Azur.

Le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, a signé, sur proposition du maire de Nice, Christian Estrosi et après consultation des partenaires sociaux, un arrêté accordant le statut de « zone touristique d'affluence exceptionnelle » à plusieurs quartiers de la ville de Nice. Dans le Vieux-Nice, le centre-ville, sur le port et la Promenade des Anglais, les commerces de détail non alimentaires auront désormais la liberté d'ouvrir chaque dimanche de l'année au lieu de cinq dimanches seulement jusqu'alors.

Cet arrêté préfectoral est pris en application de la loi du 10 août 2009 modifiant les règles encadrant le travail du dimanche et permettant aux préfets, sur proposition des maires, de délimiter des zones touristiques d'affluence exceptionnelle, dans lesquelles les commerces auront la possibilité d'ouvrir chaque dimanche de l'année. La loi prévoit en outre des négociations sur les contreparties accordées aux salariés qui travailleront le dimanche. Aussi les partenaires sociaux sont-ils invités à engager des négociations à ce sujet. Dans plusieurs entreprises dont les établissements sont situés dans la zone définie dans l'arrêté du 3 septembre, ces négociations ont d'ailleurs d'ores et déjà abouti.

La fréquentation touristique de Nice est l'une des plus importantes de France : l'arrêté préfectoral en tire la conséquence et en toute logique, accorde à la ville ce statut. Pour une fois, les syndicats, sans doute sous la pression de leurs membres, ont fait preuve de bon sens en ne s’opposant pas à cette dérogation du Code du travail, qui paradoxalement est bâtie autour de la notion chrétienne de repos dominical.

Qui ne s’est pas trouvé, lors d’un déplacement touristique, à errer dans les rues d’une ville quasiment morte, parce que c’était dimanche ? Qui ne s’est pas trouvé à bader devant les vitrines de magasins aux portes closes, regrettant de ne pouvoir y entrer, sachant en plus qu’il ne sera plus là, lundi matin, pour acheter ce souvenir, ce pantalon en solde, cette robe de saison… ? Qui ne s’est pas trouvé dans ces cas à, en désespoir de cause, à fouiner dans les boutiques hors de prix de l’aéroport, pour dégoter l’objet à ramener sans faute pour parfaire à la tradition…

De nombreux pays ont depuis longtemps, donné un maximum de liberté aux commerçants, pour gérer au mieux les heures et les jours d’ouverture de leurs commerces. Dans ce domaine, il faut savoir être réaliste pour, tout en respectant les droits de uns et des autres (le droit au repos, le contrôle des nuisances éventuellement engendrés par ces activités commerciales tardives ou bruyantes…), que l’offre réponde à la demande. Et demande il y a, lorsqu’on se trouve dans une station touristique, petite, moyenne ou grande…