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Rendons à César ce qui est à César et à la Roumanie ses Roms (en situation illégale) !

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La communauté internationale se défausse sur la France.

Attaqué de toutes parts, y compris au sein de sa majorité, pour sa politique de reconduite aux frontières, le gouvernement français a bien été forcé de répliquer. François Fillon est monté au créneau et défendu « la nécessité d'agir avec fermeté, continuité et justice, sans laxisme ni excès». Que demande le peuple ? Pas plus mais pas moins.

Des attaques qui ne sont pas dénuées de plus ou… moins bonnes intentions. Les élus de droite dont beaucoup refusent de mener ou de cautionner une politique ferme, une politique de droite, pensent que placer la barre au centre servira leurs intérêts et leur réélection. Le Centre est au centre, toujours à la recherche de la martingale : le juste milieu… Quant à la gauche, plus démagogue tu meurs ! Elle voit dans la critique de la politique sécuritaire, le moyen de drainer vers elle de nouveaux électeurs issus de l'immigration.

Mais, les critiques les plus acerbes et les plus tendancieuses viennent d'hors de nos… frontières. L’Europe, l’ONU, sont plus virulents que les premiers qui devraient se sentir concernés, les Roumains. Ces derniers, aux dires de Nice-matin, craindraient la « stigmatisation des Roms ». C’est aller un peu vite en besogne, d’autant que l’on a pu observer ces jours-ci, le peu d’émotion manifestée à ce sujet de la part des responsables politiques roumains venus rencontrer leurs homologues français. La Commission européenne en appelle, elle, au respect des règles de protection des citoyens de l’Union, oubliant sciemment (comment pourrait-il en être autrement), qu’après trois mois passés en France (ou ailleurs) sans domicile ni sources de revenus, un étranger, même membre d’un pays de l’Union, se trouve dans l'illégalité et devient expulsable. Que dire d’ailleurs des pays européens qui gardent, en héritage d’un passé chargé, des réflexes xénophobes, antisémites et anti-Roms qu’on les appelle Gitans, Tziganes, Manouches, Romanichels, ou Bohémiens… et qui se mêlent de critiquer la France ?

L’Église catholique n’a pas tardé, elle aussi, à manifester son intérêt à défendre la cause des Roms, trouvant dans cette actualité, un moyen de faire oublier la pédophilie chronique qui règne dans ses ministères depuis des… siècles. L’ONU, ce « gros machin », dénoncé en son temps par le Général De Gaule, y est allée de son petit couplet provocateur et censeur. Comment pourrait-il en être autrement connaissant la composition de ses membres, composition qui détermine sa majorité et l’orientation de ses votes ? Un pays, une voix, sans qu’il soit fait évidemment de distinction entre une présumée vraie démocratie (si imparfaite soit-elle, elle permet la critique et autorise la satire), une présumée république bananière et une vraie dictature. Ceux-là mêmes qui oppriment leurs minorités religieuses et ethniques, se placent en toute impudence et légalité, en donneurs de leçons. De qui se moque-t-on ?

Ne se trompe-t-on pas à dessein de cible ? Des pays frileux à accueillir toute la misère de l’Europe… s’indignent. Un ex-Premier ministre français qui découvre la démagogie, Dominique Villepin, un pape qui préfère parler des problèmes des autres plutôt que d’assumer l’amour inconsidéré des enfants dans la maison de Dieu, nous font la morale. La France n’est pas assez… généreuse. Refrain connu ! Pas un mot (exception du député azuréen, Lionnel Luca), sur la responsabilité de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Slovénie, de la Hongrie… qui n’ont jamais manifesté beaucoup de compassion pour leurs concitoyens Roms et c'est le moins qu'on puisse ici écrire. Pour nombre d’entre eux, ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone qui n’auront jamais les opportunités, ni les moyens de grimper dans la hiérarchie sociale. De vrais parias qui dérangent et qu’il est plus facile de laisser filer vers l’Europe des riches, vers l’Europe sociale, plutôt que de les aider sur place… Trop cher ! Aujourd’hui, cette Europe des riches hérite des Roms, demain la Turquie entrera dans l’Union et lui apportera en cadeau les Kurdes dont elle ne veut pas. Après-demain, se seront les Russes qui donneront le choix aux Tchétchènes : la mort ou l’Europe ?

Qui a des problèmes avec les Roms, la France ou la Roumanie ? Les deux mon Général ! Mais, en ce qui concerne la France, lui a-t-on seulement demandé son avis ? Je crains que non. On l’a mise devant le fait accompli et on a laissé la situation se détériorer, tranquillement pas vite. La Roumanie et la Bulgarie avaient, avant leur entrée dans l’Union européenne, dû montrer patte blanche. Elles s’étaient engagées à se défaire de leur mafia, véritable gangrène nationale, et à s’occuper un peu mieux de leurs minorités. Elles avaient d’ailleurs reçu des aides financières importantes et incitatives pour y parvenir. Quelques mois seulement après être devenues membres (en 2007), les parrains Roumains et Bulgares emprisonnés étaient pour la plupart relâchés et reprenaient leurs trafics et leur influence… politique. Quant au traitement réservé aux Roms, personne n’a encore constaté d’amélioration sensible de leur triste situation.

Les Roms forment une communauté composée d’êtres humains comme les autres. Ils ont un problème d’intégration dans les pays où ils se sont installés depuis des siècles. Ils n’y sont pas bien traités. À ce vrai problème, la solution de l’immigration sauvage dans des pays voisins est-elle une bonne solution ? Aux vues de la situation actuelle, la réponse parait évidente…