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Alpes-Maritimes : polémique sur les camps d'étrangers en situation irrégulière.

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Le préfet Francis Lamy met les points sur les... « i » et rappelle les textes en vigueur. Commentaires.

Le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, a tenu à réagir à propos de l’installation de camps illégaux sur le territoire départemental. Ces remarques pourraient avoir la même résonance dans d'autres parties de l’hexagone. Il a communiqué aux médias un texte qui énonce quelques points essentiels de notre législation affirmant aussi sa ferme intention de les voir appliquer ici.

Le préfet des Alpes-Maritimes rappelle que l’État ne laissera pas s’établir où que ce soit dans le département des campements illicites. En liaison avec les maires, il veille à ce que toutes les procédures prévues par la loi pour y mettre fin soient engagées et à ce que, sous le contrôle du juge, les services de polices et de gendarmerie assurent dans les délais les plus brefs l’évacuation des propriétés publiques et privées indûment occupées. C’est dans ce cadre que dix campements illicites recensés dans le département des Alpes-Maritimes ont été évacués ces quatre dernières semaines et que la police nationale et la police municipale de Nice ont procédé ce matin (NDLR : le 21 août 2010) à des constats d’occupation illégale dans les parking du Paillon en vue d’en saisir les juridictions compétentes. Les occupants ont quitté les lieux.

Il convient par ailleurs de rappeler qu’en application de la loi et des conventions internationales, les demandeurs d’asiles ont le droit de rester en France jusqu’à ce qu’il soit statué sur leur demande par le juge, et qu’ils bénéficient d’une allocation temporaire d’attente ainsi que d’une aide destinée aux besoins de la vie quotidienne (alimentation, vêtements…). En outre, dans la limite de la disponibilité du parc immobilier, l’État veille à leur assurer un hébergement. C’est ainsi que, près de 1 200 demandeurs d’asile sont hébergés dans le dispositif mis en place dans les Alpes-Maritimes, soit les 2 centres d’accueil et des hôtels. L’augmentation du flux d’arrivée constatée entre la fin de l’année 2009 et le début de l’année 2010 a entraîné une saturation du dispositif d’hébergement des demandeurs d’asile dans le département.

Enfin, le préfet des Alpes-Maritimes souligne que les demandeurs d’asile qui relèvent d’autres États en application de la Convention de Dublin font l’objet de mesure de réadmission dans ces pays, tout comme sont reconduits à la frontière ceux dont les demandes ont été rejetées.

  • Commentaires de la rédaction : on s’étonne toujours que certaines lois ne soient appliquées que lorsqu’il y a un risque de troubles à l’ordre publique ou que le… « public » s’exaspère. Des campements illicites existent dans les Alpes-Maritimes depuis des décennies et l’actualité n'est pas avare d’incidents qui mettent en cause certains de ses occupants. Depuis des décennies, des Roms s’installent à des carrefours et mendient. Certes, dans notre compréhensive République française, c’est un droit mais les mendiants des années cinquante et soixante n'étaient ni aussi nombreux ni aussi insistants… De jeunes Roumaines sont entraînées à chaparder, que ce soit dans le métro parisien ou sur la Côte d’Azur. Chaparder n’est pas encore un droit mais, à ce rythme-là, cela ne devrait pas tarder. Jusque-là, il ne semble pas avoir eu beaucoup d’actions de prévention ou de répression couronnées de succès. Dans ce domaine, c’est plutôt, un pas en avant, un pas en arrière car dès qu’on fait mine de vouloir sanctionner ou pire qu'on menace d’un accompagnement à la frontière, c’est un tollé de la part d’officines… spécialisées et politisées ! Or, la problématique et les questions que l'on se pose, restent les mêmes. Quelles sont les perspectives d’avenir pour, ces Roms qui viennent de Bulgarie et de Roumanie ? Quelles sont les chances réelles pour qu’ils s’intègrent dans un temps, disons, raisonnable ? Soyons honnêtes, elles sont bien minces par ces temps de chômage chronique. De quelles façons vont-ils donc participer à la prospérité du pays. Nombreux, parmi eux, n'auront jamais de boulot, ne payeront jamais d'impôts, ne contribueront jamais aux caisses de retraite, de Sécurité sociale et autres ? Il y a davantage de chances pour qu’ils passent la majorité de leur vie à la charge de la collectivité, bénéficiant de tous les avantages dont disposent, pour de moins en moins d’années à venir, les Français et les résidents en… situation régulière. Au fond, c'est peut-être ça la générosité des nantis ! Mais pendant combien de temps encore aurons-nous cette capacité à prendre en charge la misère des autres pays ?