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Voyages : un détecteur de nuage de cendres vient d’être mis au point.

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Il devrait permettre d’éviter « la grande désorganisation » que le volcan islandais avait provoquée…

Le Dr Fred Prata de l’Institut norvégien pour la recherche sur l'air est l’inventeur d’un appareil qui renseignera en temps réel les pilotes sur la présence de cendres volcaniques dans l’atmosphère, leur permettant ainsi de l’éviter. Le nom donné à ce système résume bien cette stratégie : Avoid (Airborne Volcanic Object Identifier and Detector).

La compagnie aérienne EasyJet, s’est immédiatement positionnée sur ce créneau, s’engageant « à donner vie à cette technologie. » Elle devrait être la première à l’essayer. Elle repose essentiellement sur un radar météorologique permettant de détecter les cendres volcaniques. Son installation sur les avions implique la mise en place d’un système infrarouge afin de fournir des images aussi bien au pilote qu’au centre de contrôle de la compagnie aérienne. Elles permettront de détecter un nuage de cendres volcaniques à plus de 100 km, à une altitude comprise entre 5 000 et 50 000 pieds.

Les pilotes pourront alors adapter la trajectoire de vol de leur appareil pour éviter le nuage de cendres. Le concept est en fait comparable aux radars météorologiques qui équipent déjà les avions de ligne. Au sol, les informations provenant de l’appareil seront utilisées pour construire une image précise et en temps réel du nuage de cendres. Cette avancée permettra de maintenir ouverts des espaces aériens étendus, alors qu’ils auraient normalement été fermés durant une éruption volcanique.

Andy Harrison, Directeur Général d’EasyJet, a annoncé que le premier vol test sera effectué d’ici deux mois par Airbus pour le compte de la compagnie. En fonction des résultats obtenus, la compagnie installera rapidement cette technologie sur ses propres appareils.

EasyJet dit prendre très sérieux le développement durable et le respect de l’environnement. Au cours des 10 dernières années, la compagnie a réduit ses émissions de CO2 par passager-kilomètre de 25% grâce à ses investissements dans les dernières technologies. Sa flotte compte près de 200 appareils ultramodernes âgés de 3,5 ans en moyenne.