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Alpes-Maritimes : la générosité de l’État à l’égard des demandeurs d’asile,

rien que 5 millions € en 2009…

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Une délégation a été reçue ce matin par le Secrétaire général adjoint de la Préfecture des Alpes-Maritimes et par des représentants de la direction départementale de la cohésion sociale, afin de faire le point sur le travail de recherche d’hébergements au profit des demandeurs d’asile se trouvant actuellement au Théâtre du village à Nice.

Le cabinet du préfet, Francis Lamy, en profite pour rappeler que la France mène en la matière une politique qui est l’une des plus favorables et ouvertes qui soit dans l’Union européenne avec 46 000 demandes d’asiles annuelles, dont 36 % ont reçu une issue favorable.

Dans les Alpes-Maritimes, cette action concerne actuellement 1101 personnes (familles ou célibataires) logées dans le dispositif d’hébergement, soit 366 de plus que l’année dernière pour la même période.

Tout cela a un prix, payé par les contribuables. La préfecture annonce le chiffre de 5,5 millions € en 2009. Pour certains, c’est beaucoup, pour d’autres relativement peu, surtout si les… contributeurs cannois s’amusent à rapprocher ce montant des frais d’études engagés par leur municipalité pour la future piscine municipale… dont les plans sont toujours dans les tiroirs.

En outre, les demandeurs d’asile bénéficient d’une allocation temporaire d’attente d’un montant mensuel de 315 € ainsi que d’une aide destinée aux besoins de leur vie quotidienne (alimentation, vêtements …), à l’apprentissage de la langue française et à leur assistance juridique.

S’agissant des demandeurs d’asile se trouvant aujourd'hui au Théâtre du village, les efforts engagés jusqu’ici ont permis d’héberger 34 demandeurs d’asile célibataires soit en hôtel, soit dans des foyers. Huit places supplémentaires viennent d’être identifiées, et seront proposées ce jour, aux demandeurs d’asile du Théâtre. Cette action de l’État s’appuie sur le concours du Secours Catholique, de l’ADOMA, de l’association MIR, d’API Provence et d’Emmaüs.

Qui a dit que les Français n’étaient pas généreux, même si c’est parfois à l’insu de leur plein gré ?

Des enquêtes journalistiques publiées par le quotidien local avaient à plusieurs reprises, donner des chiffres sur le coût de ces hébergements en hôtels prix en charge. Ils sont d’importance. Le sempiternel refrain sur le manque de logements sociaux est une dure réalité. Mais, au train où vont les choses et à la vue du nombre croissant de demandeurs d’asile et d’immigrés, on peut considérer que c’est une course sans fin, perdue d’avance. Quant au manque de logements pour les actifs, jeunes ou pas, on en parle moins, surtout pas les défenseurs des Droits de l’homme et de la femme… voilée ou pas !