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Santé, écologie, économie : bonnes et mauvaises nouvelles…

alternent en ce début d’année.

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Catégorie C'est notre santé

Bizarre, les fines particules flottant dans l’atmosphère, résidus solides de la combustion imparfaite du carburant de nos voitures qui roulent au « diesel » qui hier ne tuaient pas, aujourd’hui tuent. C’est une mauvaise nouvelle pour les habitants de la planète, pour les fabricants de véhicules qui fonctionnent au diesel, aux concessionnaires qui les vendent… à tous ceux qui passent des heures sur la route ou coincés dans des embouteillages… le nez dans le derrière de l’autre.

Que s’est-il donc passé pour rendre ces particules quasi microscopiques jusque là considérées comme quantité négligeable et participant si peu à la pollution ambiante et à la détérioration de la santé humaine et… animale (c’était alors le message rassurant seriné) ? Et bien, quelques nouvelles études scientifiques sont venues apporter de l’eau aux moulins des empêcheurs de tourner en rond, de ceux n’avaient pas besoin d’autre chose qu’un peu de logique. Qui ne s’est pas trouver un jour, dans un embouteillage ou à un feu rouge, derrière une voiture au carburateur mal réglé, derrière un poids lourd, un bus… Y a-t-il besoin de savants discours, de coûteuses études pour apprécier la chose. Ça pue, ça fait tousser, ça salit… point à la ligne !

Mais les mauvaises nouvelles sont compensées parfois par de bonnes. Heureux ainsi d’apprendre que le chocolat est un aliment aux incomparables vertus dont il serait bête de se passer, itou avec le vin… rouge, surtout consommé avec modération… Il faut dire que jusque là, on culpabilisait un « max » lorsqu’on grignotait plus d’un carré de chocolat, et que, boire du vin pouvait nous faire passer pour alcoolique… Le poivre est bon, les épices aussi, la marijuana, lorsqu’elle est délivrée sous ordonnance, a des effets thérapeutiques… Le café est riche en anti-oxydant, le thé aussi surtout noir, vert il va faire maigrir la ménagère… La liste est longue et va s’allonger au rythme impulsé par des études scientifiques le plus souvent financées par ceux-la même qui ont le plus intérêt à rassurer leur clientèle, nous.

Mai qui donc alors a intérêt à nous communiquer la première information citée plus haut : les particules respirées à longueur de journée tuent ? Le ministère de la santé ? Il nous avait habitué à plus de discrétion sur le sujet, exprimant à sa façon le principe de précaution : motus et bouche cousu, le mieux est de ne pas faire d’études, elles pourraient déranger l’ordre établi. Pas question de refaire les expériences commanditées par les firmes américaines de tabac par exemple. Naïfs, ils l’étaient qui avaient financé des études dont ils croyaient connaître à l’avance les résultats ou pouvoir au moins les manipuler si d’aventure elles n’étaient pas économiquement correctes. Fumer ne pouvait, ne devait pas, être nocif pour la santé. Il en allait de la prospérité de toute une industrie florissante, de l’image même du cow-boy américain… obligé maintenant de déménager ses affiches publicitaires dans les pays émergents.

Moins de fumeurs, moins de cancers mais des cultivateurs de tabac et des buralistes mécontents. Moins d’alcool au volant, c’est moins de pastis au bistrot et moins d’apéros et de digestifs au restau… Quand le bonheur des uns, les consommateurs, fait le malheur des autres, les producteurs er les commerçants… Le dilemme économie, écologie et santé, n’est pas prêt à s’estomper !