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Le Cannet : un voyageur aillé fait escale

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et bombance…


- photo F.Dhennin -

Aux environ de la mi-juin, quelle ne fut pas la surprise d’un copropriétaire d’une résidence du Cannet-Rocheville de surprendre, perché à quelques mètres de son balcon, sur un pin parasol, ce magnifique rapace en train de faire bombance. En l’occurrence, de dévorer un des nombreux pigeons qui fréquentent le voisinage. Moment assez rare et précieux qui dura le temps pour le volatile de se repaître. Et suffisamment de temps pour que notre cannettan le photographie à loisir.

Il s’agit sans aucun doute d’un faucon pèlerin (Falco peregrinus). Sensible, comme beaucoup de ses semblables aux pesticides comme le DDT, il regagne peu à peu du terrain depuis que l’espèce est protégée (1980).

Les yeux des faucons pèlerins ont deux fovéas, pour les vues normale et lointaine. La vue utilise la moitié du volume du cerveau et peut percevoir en même temps trois zones, une frontale en relief et deux latérales lointaines, capables de détecter un… pigeon en vol à plus de six kilomètres. À noter aussi que ses narines, qu’on peut deviner ici, sont dotées de sortes de déflecteurs (comme l'entrée des réacteurs d'avions), qui lui permettent de respirer pendant ses piqués. Le mâle est nettement plus petit que la femelle et pèse autour de 600 à 750 grammes, pour une envergure qui approche le mètre, jusqu’à 1,13 mètre pour la femelle.

Comme son nom le laisse supposer, le « faucon pèlerin » n’est pas un animal grégaire bien qu’il soit devenu en France. Mais ceux qui séjournent dans les pays du Nord de l’Europe, descendent chaque année vers le sud pour hiverner, parfois jusqu’en Afrique. Tout laisse croire que ce spécimen en parfaite santé est l’un d’eux et qu’il a apprécié cet arrêt buffet sur la Côte d’Azur… en route vers la Finlande ou la Sibérie.