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Cannes : un rapport qui fait les comptes,

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son interprétation est libre et… gratuite.

Chacun interprète les chiffres à sa façon, c’est toute la singularité de l’exercice. On verra à cette occasion que les bons comptes ne font pas forcément les bons amis… Le rapport de la Chambre régionale des comptes a jeté, le mois dernier, de l’huile sur le feu et animé le Conseil municipal. Le sport professionnel était sur la sellette, le foot, le volley et surtout le Palais des Victoires à La Bocca qui a coûté plus cher que prévu et dont les frais de fonctionnement ne sont pas proportionnés au nombre de licenciés et de spectateurs. La Chambre régionale continuait en attirant l’attention des élus sur la confusion – à éviter - entre actions d’intérêt général et actions d’intérêt local.

L’opposition, de droite comme de gauche, en fit des gorges chaudes. La majorité minimisa, temporisa. Ne s’agit-il pas des années 2000 à 2006 ? Bernard Brochand alla plus loin, se disant même satisfait alors que Philippe Tabarot, le leader du principal groupe d’opposition, le qualifia d’accablant. Quant à David Lisnard, dauphin putatif du maire, il souligna, maigre consolation, que la Chambre des comptes ne reprenais pas toutes les critiques de l’opposition.

On remarquera quand même que le débat concernant ce rapport, pas vraiment glorieux pour la municipalité, fut présenté en Conseil municipal en 74ème position. Après 4 h 30 de lecture et de commentaires acidulés, l’attention commençait à s’émousser et une partie du public, malgré une distribution de sandwiches, avait déjà levé le camp. Cela ressemble à s’y méprendre à une stratégie de défense plus que d’attaque… Heureusement, le quotidien local reprit une partie de la polémique, malheureusement, tout le monde ne le lit pas… Heureusement, le Festival arriva fort à propos qui mit en sourdine les bruits, les rumeurs et les interprétations… tendancieuses.

L’été et les Nuits électroniques de Cannessont à venir. Là, et « jusqu’au bout de la nuit », c’est plutôt le bruit et la fureur. Il faut bien que jeunesse se passe !