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Actualités : les réactions d’un réactif…

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Catégorie Les paradoxales

De l’Italie au Québec en passant par l’Iran, le Sri Lanka et le Québec.

Italie : le président du Conseil italien, Sylvio Berlusconi, a obtenu l'interdiction de publier une série de photos prises lors d'une fête du Nouvel an, à laquelle participait la jeune Noémie Letizia, agée de 18 ans. La relation trouble de cette jeune femme avec lui-même, suscite le scandale dans une Italie qui a mis bien longtemps à admettre que des femmes et des hommes ne trouvent plus dans le mariage les conditions nécessaires et suffisantes à la pérennisation de leur union. À 72 ans, tous les rêves ne sont-ils pas encore permis !

Le vieux condottiere jure par tous les Dieux qu’il n’a pas péché. Un refrain relayé dans tous les média qu’il détient et ils sont nombreux… On se rappelle les rapports plus qu’ambigus entre Bill et Monika. Il est vrai que ces deux là n’avaient jamais consommé une relation qui, bien que sexuée, n’aurait pu se traduire par une… gestation. Cela n’avait pas empêché le président des Etats-Unis d’Amérique de se parjurer. Mais la confession, c’est pas pour les chiens et, après avoir fait acte de contrition, il fut pardonné. Apparemment, ni Dieu ni ses concitoyens ne lui en ont tenu rigueur.

Sri Lanka. L’ONU a déclaré que le nombre de civils tués ces derniers mois au Sri Lanka, était inacceptable. On parle de 20 000. À partir de combien le nombre de civils tués est-il acceptable ? Deux milles, mille serait mieux sans doute ou plutôt deux cents, pourquoi pas six mais personne n’en parlerait alors… Qui osera donc donner un chiffre ? C’est un peu comme la bien embarrassante question lorsqu’il faut par exemple fixer le prix d’une victime tuée par un chauffard un samedi soir bien arrosé ? Combien vaut-elle ? Un million mais de quoi, de roupies ou de dollars, à moins que ce ne soit cent mille… Question à laquelle les assureurs ont tous les jours à répondre. Cela dépendra du pays, de la classe sociale, de la libéralité ou de l’absence de compassion de la compagnie d’assurance… qui n’est pas là, on le devine, pour s’apitoyer. Quoi qu’il en soit, un mort riche coûtera toujours plus cher qu’un mort pauvre !

Les effets collatéraux des guerres ont toujours existé. Je suis né à Marseille en 1944, au deuxième étage d’un immeuble qui tremblait sous les bombes américaines, venues nous délivrer du joug allemand. Combien de civils innocents sont-ils tombés, victimes de tirs amis, ici et ailleurs ? Marchands d’armes, faiseurs de morts, levez-vous et marchez vers l’enfer !

Iran. Les autorités de ce pays ont commandité l’exécution samedi dernier, de trois hommes reconnus coupables d'être impliqués dans l'attentat qui avait fait une vingtaine de morts trois jours avant, dans une mosquée. Justice exécutive et rapide, les condamnés furent pendus haut et court devant un public… attentif. On se serait cru Place de Grève bien que nos révolutionnaires de 1789 utilisaient, eux, l’invention du Docteur Guillotin qui reléguait le supplice de la roue et celui du pal aux oubliettes.

Marseille. La LGV, la fameuse ligne à grande vitesse, passera-t-elle ou non à Marseille ? Beaucoup lui préféreraient le tracé plus au Nord, « qui passe au milieu de nulle part »… C’est Christian Estrosi qui le dit. Le sémillant maire de Nice et député de la nation qui tient les rênes de la principale intercommunalité du département forte de 500 000 habitants ainsi que le reste des Alpes Maritimes à travers son plus fidèle lieutenant Eric Ciotti, penche pour le tracé Sud qui passe par Marseille et Toulon. Le projet n’est pas le mieux disant mais qu’importe, il est, d’après lui, « plus important d’être à cinquante minutes de Marseille qu’à 3 h 40 de Paris ». Dont acte !

Province de Québec. Les Québécois ont du mal à légiférer en matière de droit du travail. Certains avaient imaginé – on peut toujours rêver - limiter les salaires et indemnités de départ en forme de parachute des patrons de grandes entreprises. En vain. Diverses propositions de lois viennent d’être rejetées. Le Conseil d'Etat les a jugées discriminatoires. Pour les patrons d'entreprises publiques, des règles plus strictes pourraient être envisagées. Une réflexion est néanmoins entreprise sur la possibilité de prendre comme modèle la directive européenne qui limite les primes de départ à deux ans de salaire. Les grands patrons ont encore de beaux jours devant eux, ici et outre-atlantique. Ils peuvent envisager leur retraite en toute quiétude et ce, que leurs bilans soient dans le vert, l’orange ou virent au rouge ! Quant aux petits chefs de petites et moyennes entreprises, certains n’ont, par les temps qui courent, que leurs beaux yeux pour pleurer… Qui, en effet, pourrait leur payer des indemnités de départ alors qu’ils ne trouvent pas toujours de repreneur ?

Alain Dartigues

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