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Cannes : L’ouverture du 1835 WHITE PALM HOTEL,

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une révolution dans l’hôtellerie cannoise.

Depuis la destruction, il y a presque 20 ans, de l’ancien Palais des Festivals sur La Croisette, remplacé par le Noga Hilton, aucun événement marquant n’était intervenu dans le parc hôtelier cannois. Certes, tous les ans, les palaces font des travaux d’embellissements et d’agrandissements, mais cela n’a rien à voir avec l’actuelle métamorphose de l’ancien Sofitel Méditerranée qui s’enrichit, en plus, du seul centre de thalassothérapie du Bassin cannois.

Ce nouveau palace a déjà presque 80 ans. Construit en 1930 au pied du Suquet, l’hôtel a toujours été une étape de charme, donnant à la fois sur le Port et la plage, doté à l’époque de 149 chambres et suites. Construit par la famille Richard, partenaire de la chaîne Sofitel depuis 1970, il a été racheté en 2002 par Nathalie Esclapez, qui possède également les Holliday Inn de Nice et Saint-Laurent du Var ainsi que le Grand Hôtel Mercure Sophia Country Club.

Une opportunité se présente à la nouvelle propriétaire, il y a 2 ans, celle de racheter les 2 premiers étages d’un ancien immeuble mitoyen et aussitôt, Nathalie Esclapez, quadragénaire dynamique, omniprésente et grande professionnelle de l’hôtellerie, pense y installer le 1er centre de thalassothérapie cannois, grâce à la possibilité de pomper l’eau de mer, en face. « La foi déplace des montagnes » dit-on, et elle n’en manque pas. En un temps record, elle obtient les autorisations, entreprend des travaux…quasi pharaoniques pour faire du Sofitel Méditerranée****, le 1835 White Palm Hôtel positionné en palace et ouvrir le centre de thalassothérapie avant le 15 mai 2009, pour le Festival du Film.

Aujourd’hui, le challenge est relevé : l’hôtel a rouvert le 13 mars, complètement « relooké », tout en gardant le charme Belle Epoque de la façade. Un immense lobby ceint de baies vitrées qui s’ouvrent sur le Port et la Méditerranée : on est en bord de la mer, dit Nathalie Esclapez, il faut pouvoir profiter de la vue. La décoration, subtil mélange de couleurs douces, chaleureuses et de lignes contemporaines, avec plusieurs « coins-salons» espacés, procure une sensation de bien-être et de sérénité dans un écrin luxueux. La décoration des 134 chambres et des 20 suites, confiée à Marc Hertrich et Nicolas Adnet, utilise des matériaux nobles (feuilles d’argent, cuirs sur les murs, soieries, velours et voilages) et des techniques contemporaines, pour être en harmonie avec le désir de modernisme et de bien-être voulus par la nouvelle philosophie de l’hôtel : luxe, calme, volupté et sérénité, en un mot la « zénitude ». Pour tenir la barre de ce superbe vaisseau, Nathalie Esclapez a fait appel à un directeur général doté d’une solide expérience internationale, Mike Niang, qui a travaillé ces dernières années dans différents centres de thalassothérapie.

  • Prix des chambres, de 242 € la chambre luxe en basse saison, à 3698 € la suite Sky en haute saison.

Dans la partie restauration, l’évolution est la même, pour rester en harmonie avec son corps, « tu es ce que tu manges », et compléter les bienfaits de la thalassothérapie. Bien sûr, le Méditerranée, restaurant gastronomique du 7ème étage, la plus belle vue de Cannes, demeure et s’appelle dorénavant Le 360. Les baies vitrées ont été modernisées pour parfaire le panorama, le bar est installé dans la Rotonde avec ouverture sur la terrasse qui se prolonge par un « lounge » en plein air.


- Nathalie Esclapez, Brigitte Brunot, Reynald Thivet et Mike Niang -

Le jeune chef, Reynald Thivet, a passé l’hiver à se ressourcer pour adapter une nouvelle carte. Excellent technicien, chef de cuisine du Méditerranée depuis une dizaine d’années, il a commencé son périple hivernal chez Michel Guérard pour se familiariser avec la « Grande Cuisine Minceur » avant de devenir le « disciple » d’un herboriste afin de connaître les vertus des différentes plantes utilisées dans les préparations culinaires. C’est réussi : côté saveurs, Reynald Thivet était déjà imbattable, maintenant il allie goût et bienfaits curatifs.

Devenu adepte de la cuisine Bio, il a concocté 2 cartes, l’une, diététique, façon Sagesse « Angélique » et l’autre, gastronomique façon Passion « Démoniaque ». Comme on peut être à la fois ange et démon, selon les humeurs, on se laisse tenter avec volupté par les petites merveilles du chef. Restons sages, allons du côté des entrées, avec langoustines en carpaccio, huîtres Gillardeau, foie gras poché ou œuf de poule mollet en barigoule d’artichauts (de 28 à 34 €). Pour les poissons, on a le choix entre homard à la nage, Saint-Pierre à la vapeur d’algues et loup en croûte de sel (de 45 à 50 €), et pour les viandes, on hésite entre le grenadin de veau, le pigeon cuit à l’étouffé ou le filet de bœuf poché à la ficelle (de 38 à 50 €). Les 6 desserts, à 15 €, font la part belle au chocolat et aux fruits.

À la carte passion, les plats se déclinent sur les mêmes bases mais avec des préparations différentes : les langoustines sont rôties, les huîtres en gelée, le foie gras rôti, l’œuf de poule en croûte d’asperge ; le homard est en coque au beurre demi-sel, le Saint-Pierre meunière et le loup à la citronnelle ; la noix de veau est gratinée à la truffe, le pigeon rôti au Turron et le filet de bœuf piqué au foie gras. Les desserts au lieu d’être en nage, infusion ou décoction sont au sirop, en mille feuilles ou accompagnés de sablés.

Au rez-de-chaussée, le restaurant « Chez Panisse » n’existe plus. La jolie salle est maintenant consacrée aux petits déjeuners, servis de 6h 30 à 13 h non-stop (de 35 à 47 €).

Nous parlerons du centre de thalassothérapie d’ici un mois. Une affaire à suivre.