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Courriers : comment s’affranchir des attentes aux guichets de la Poste ?

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Catégorie Pieds dans le plat

En achetant et imprimant ses timbres en ligne…

Pour affranchir son courrier, il est désormais possible de se connecter 24h/24 et 7j/7 sur www.montimbrenligne.laposte.fr. Après avoir choisi un visuel adapté parmi les 200 visuels mis à disposition, déterminez l’affranchissement en fonction du poids et de la destination de l’envoi, il ne reste plus qu’à payer par carte bancaire et à imprimer ses timbres en prévoyant comme support d’impression des enveloppes ou des étiquettes.

Prérequis indispensable, un ordinateur connecté à Internet et relié à une imprimante, ce service nécessite aussi la création d’un compte client avec identifiant et mot de passe. Une fois le compte ouvert, la rubrique mon compte permettra de mettre à jour ses coordonnées, de suivre l’historique de ses commandes ou de consulter ses factures. À noter aussi que le navigateur Internet utilisé (Internet explorer, Firefox ou Safari) doit être paramétré de façon à accepter les communications en mode sécurisé https, les cookies de session, ainsi que l’option java et l’exécution de scripts javascript.

Les timbres imprimés en ligne sont valables 60 jours ouvrés à partir de la date d’impression. Ils sont composés d’un visuel personnalisé, d’un code à barre, du montant de l’affranchissement, du logo La Poste, de la date de génération, d’un code alphanumérique et de la mention France.

Cette possibilité d’échapper aux queues des guichets de la Poste et à l’accueil d’employés pas toujours… affables, est bien venue. Le service public a peu à peu perdu de ses prérogatives et de sa fiabilité. Comme la SNCF, la Poste n’a pas su gérer au mieux son entrée sur le marché de la libre concurrence dans le cadre de l’Union européenne. La perte de son monopole a débouché sur une perte de la qualité de ses prestations et de sa crédibilité. Prompts à se mettre en grève, les postiers des villes ne jouent pas tous le jeu et ont perdu l’image que les postiers des campagnes gardent au cœur des Français, l'image de professionnels à visage humain, toujours prêts à rendre service, à aider… à sourire.

Le taux d’objets non reçus par les destinataires est impressionnant : 1,5 million chaque année, un paquet volé toutes les 25 seconds… Pire, 95 % des vols seraient d’origine interne, ce qui représenterait une perte de 9 millions d’€ pour les sites de ventes qui utilisent Internet et pour les entreprises de vente par correspondance. Lire ici l’article de Capital. Des chiffres qui tendent à prouver que cela n’a rien à voir avec quelques brebis galeuses que toute société porte en son sein, mais bien d’une dégradation de la morale dans une profession qui jusqu’ici avait été impeccable. Un petit vol par-ci par-là, ça ne se voit même pas, serait-on tenté de penser. Beaucoup de vols jettent le discrédit et incitent les utilisateurs à trouver d’autres solutions. Scier la branche sur laquelle on se trouve est rarement une bonne idée… Itou des chasseurs et des pêcheurs qui, si on écoutait leurs plaintes, chasseraient et pêcheraient jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’animaux sauvages, ni sur terre, ni en mer.

  • le service vanté plus haut a du mal à se mettre en place. Ni les journalistes de LCI ni nous-mêmes avons encore réussi à nous connecter. La Poste se dit débordée par l'afflux de demandes…