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Côte d’Azur : les casinos font la mine grise,

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leurs jeux ne font plus recettes…

Les casinos français ont enregistré en 2008/09 une nouvelle baisse du produit brut des jeux (dépenses nettes des joueurs) de l’ordre de - 9% à périmètre comparable (hors création de nouveaux établissements). Ce produit brut s’élève à 2,3 milliards d’euros. Pour les syndicats représentant la profession, une des raisons majeures de ce désamour du public pour les établissements de jeux vient de l’interdiction du tabac le 1er janvier 2008, dans tous les établissements recevant du public. Il semble pourtant que bien d’autres raisons cumulatives pourraient expliquer ce phénomène : l’augmentation des jeux en ligne et leur récente légalisation, la concurrence de la Société française de Jeux, monopole de fait en matière de grattage et autres lotos et paris sportifs, l’obligation de montrer patte blanche (carte d’identité en main) ce qui n’est guère incitatif pour des personnages dont la discrétion faisait office de carte de visite…

L’impact de la crise se fait également sentir constatent les professionnels tout en observant que, depuis deux mois, la fréquentation parait se stabiliser. Cette tendance, à confirmer, semble liée en partie aux efforts d’investissements en nouveaux jeux et d’accueil de nouveaux joueurs, en particulier de poker. D’ailleurs, on note cette année une légère reprise du produit brut des jeux de table qui représentent dorénavant un peu plus de 8% de l’activité.

Sur la Côte d’Azur, plus précisément dans les Alpes-Maritimes, territoire privilégié s’il en fut, les chiffres ne sont guère brillants. Seul le Palm Beach de Cannes tire son épingle du… jeu. Grâce sans aucun doute au… pari de Patrick Partouche de… miser sur le développement du Poker. Ainsi il passe de la 53ème place au classement national des casinos, à la 39ème, avec une augmentation du produit brut de 8.45%.

La petite structure de Cagnes sur Mer, elle aussi s’en sort bien, passant de la 83ème à la 74ème, avec plus 9.59%. À Nice, le Ruhl reste vers le haut du classement. Il ne perd qu’une place et se retrouve en 8ème position avec moins 3.89% de recettes brutes. Mandelieu, malgré un moins 1.85%, se hisse de la 28ème à la 22ème place.

À Cannes, Les Princes grignotent 3 places pour arriver à la 53ème malgré un peu moins de recette (-1.90%) que l’année précédente. Mieux en tous les cas que l’autre casino du groupe Barrière-Desseigne, le Cannes Croisette. Il ne perd qu’une place tandis que son Produit brut des jeux baisse lui de 14.67% et que le casino de Menton accuse une baisse de 16.41%.

La Siesta d’Antibes perd elle 15.90%, le casino de Juans-les-Pins 20.12%, suivi de celui de Grasse, 23.38%. Quant au Palais de la Méditerranée de Nice, il pointe à la dernière place du département. Avec un record de moins 29.55%, il rétrograde de la 23 à la 44ème place.

On se rappelle que les présidents des principaux syndicats, Patrick Partouche, du Syndicat des casinos modernes de France, Michel Roger, des Casinos de France et Luc Le Borgne, de l’Association des casinos indépendants de France, avaient interpellé le président du Sénat, Gérard Larcher, sur les difficultés que connaissait leur profession, insistants sur les répercussions fâcheuses dans les finances publique locales. Lire notre article, ici