Paris Côte d'Azur

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Le bassin de vie cannois :

la problématique de l’intercommunalité.

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Que se passera-t-il après les municipales ?

On connaît les positions des uns et des autre sur le sujet. Bernard Brochand parle « d’intercommunalité de projets » sans qu’on sache très bien quelles seraient les différences entre ce type d’intercommunalité et les autres plus couramment évoquées : communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines et syndicats d’agglomération.

Philippe Tabarot est un partisan historique de cette forme de coopération qui fait sauter les frontières - il s’y était déclaré favorable dès la fin des années 90, alors conseiller municipal de Maurice Delauney. Il est vrai que depuis longtemps les limites communales ne correspondent plus à la réalité quotidienne. On pourrait même dire qu’elles en arrivent à fausser les débats. Commerçants et petites mains de la rue d’Antibes, employés dans la restauration et l’hôtellerie sur La Croisette ou au Palm Beach, habitent à Pégomas, Mougins, Mandelieu, Grasse… et votent le plus souvent sur leur lieu de résidence. Ils contribuent à la prospérité de Cannes mais n’ont pas de bulletin de vote à glisser dans les urnes…

L’ensemble des autres candidats à la mairie, Philippe Buerch, Jean Martinez, Apolline Crapiz, Jean-Pierre Villon, Claude Meyffret, sont en faveur, avec des nuances certes, à cette intercommunalité que les lois de décentralisation ont, en principe, rendue obligatoire. Dans un communiqué de presse du 25 janvier dernier, la Direction générale des collectivités locales dressait le bilan. Ainsi, « 92 % des communes et 87 % de la population appartiennent à l’un des quatre types de groupements à fiscalité propre ».

La couverture du territoire national par l’intercommunalité a encore progressé, mais à un rythme ralenti. Il subsiste 3 047 communes « isolées », représentant 8,4 millions d’habitants, incluant Paris et un certain nombre de communes de l’Ouest du département des Alpes-Maritimes…

Sur ce débat, vital pour l’avenir du bassin cannois, on a l’impression que Bernard Brochand est un peu seul contre tous, avec l’avantage pour lui que, ni les Boccassiens ne sont très concernés par cette problématique, ni les retraités cannois…

Alain Dartigues

- mention : www.pariscotedazur.fr – février 2008 -
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