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Politique d'immigration : l'exemple suisse :

un contrat d'intégration en discussion au PS.

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Catégorie Les paradoxales
Le Parti socialiste suisse s'est mis d'accord, non sans mal, sur l'idée d'obliger les immigrants à signer un contrat d'intégration. Celui-ci prévoit que les étrangers s'engagent, entre autres, à apprendre la langue du pays et à prendre connaissance des mœurs et des lois helvétiques. Si ce dernier ne respecte pas son engagement, aucune sanction ne sera prise mais s'il s'y tient, cela jouera en sa faveur lors du renouvellement de son autorisation de séjour.

Rien de bien méchant en somme ! Cela n'est pas sans rappeler les formalités liées à l'obtention au Canada de la citoyenneté. Il est en effet vérifié, au préalable, la bonne connaissance d'une des deux langues du pays, et de quelques notions succinctes de géographie, d'histoire ainsi que du fonctionnement des institutions provinciales et fédérales. Une cérémonie émouvante vient couronner les démarches. Les récipiendaires jurent fidélité et chantent en cœur l'hymne national. Chacun de verser, à cette occasion, quelques larmes…sincères.

Les délégués socialistes ont également débattu de l'interdiction du voile islamique pour les enseignantes. Certains ont défendu le droit de porter des signes religieux, mais sans pouvoir faire de prosélytisme. La majorité - considérant que le voile n'est pas uniquement un signe religieux, mais aussi le symbole de la soumission de la femme - s'est mise d'accord sur la formulation suivante : "le PS est contre le port de tous les symboles religieux apparents".

Ils se sont aussi prononcés en faveur du droit de vote et de l'éligibilité accordée aux étrangers au niveau communal. Au demeurant, la difficulté pour les jeunes étrangers de trouver un emploi est réelle. Force est de constater qu'il y a du chômage en Suisse et en Europe, autour de 10 % de la population. Ici comme en France, de nombreux chefs d'entreprise et DRH, donnent la préférence aux autochtones. Mais, c'est aller un peu vite en besogne que de qualifier cette attitude comme relevant d'un racisme idéologique.

Parlons plutôt d'un réflexe protectionniste qui amène à poser la question : pourquoi accepter autant d'immigrants alors que le travail est une denrée si rare ? Ceux qui ne trouveront pas d'emploi, seront entièrement à la charge de la société. Frustrés, ils développeront de la rancœur pour leur pays d'accueil et ses habitants…