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Ségolène Royal : l'auteur du Printemps des grands-parents et du Ras le bol des bébés zappeurs

prépare un livre participatif.

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Catégorie Les paradoxales

Ségolène n'échappe pas à l'impérieuse nécessité qu'ont hommes et femmes politiques d'écrire ou du moins de publier un livre. Car, il n'est pas nécessaire, tout le monde le sait d'écrire ou de savoir le faire, pour publier… un livre d'entretiens ou plus ambitieusement, un livre tout court qu'aura mis en forme un professionnel de la plume.

Mais le temps manque à Ségolène, on le devine. Invitée à tout bout de champ dans la France entière pour répandre la bonne parole, elle en devient, comme son alter ego de droite, Nicolas Sarkozy, omniprésente sur toutes les scènes et toutes les chaînes… dans tous les médias sans exception.

Ségolène Royal avait promis, d'après le Figaro, deux ouvrages dont un livre participatif. Une œuvre collective en somme où chacun apporterait sa pierre à l'ouvrage (autant de moins à écrire pour l'auteur ou son nègre…). A défaut d'être auteur, Ségolène est le sujet tout trouvé d'une profusion de titres. En veux-tu, en voilà. Biographies, pamphlets ou hommages appuyés, factums… tout y est.

A une époque où Ségolène était moins débordée sur la plan politique, bien que probablement fort occupée par sa progéniture, elle avait bien publié deux ouvrages qui n'ont guère laissé de traces dans la littérature française.

D'abord Le printemps des grands-parents, en 1987, anticipant des problèmes et imaginant des solutions à une réalité dont elle n'avait pas encore une connaissance directe. Mais, après tout, il n'est pas nécessaire d'être pauvre pour en parler.

Plus radical son deuxième livre, Le ras le bol des bébés zappeurs, deux ans plus tard, est à lire ou relire ( vous serez un des rares) à l'aune de sa candidature à la présidentielle. Lecteur averti, Philippe de Villiers y trouverait des arguments…Elle dénonce dans son livre les dangers d'une utilisation excessive et non contrôlée de la télévision pour les enfants. Elle y prodigue avertissements et conseils aux parents. Elle recommande ainsi de regarder avec eux les programmes et d'en parler, de ne pas faire de la privation de télévision une punition, de leur apprendre à être plus fort que la télé…

Plus sérieusement, elle pose le problème : la violence à la télé déclenche-t-elle la violence dans la rue ou bien c'est la violence dans notre société qui en fait un sujet ordinaire ? Philippe Servas avait pris la mesure de cette problématique et fondé dans les années 90, une association Médias sans violence (aujourd'hui en sommeil) qui proposait une réflexion et des actions sur nos décideurs.

Ségolène avait 35 ans, déjà trois enfants et déjà député. Enarque comme le père de ses enfants, François H, et comme Villepin, Fabius, Léotard, Chevènement, Toubon, Attali, Balladur, Guigou, Juppé (le meilleur d'entre nous) et quelques dizaines d'autres… , elle avait déjà été Conseiller de François M à la présidence de la République.

Que nous réserve donc maintenant la candidate, Madame Royal ?